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Dans un nouveau rapport paru le 15 septembre sur l'Odeadom, la Cour des comptes estime que «le maintien d’un office agricole dédié à l’outre-mer n’apparaît pas plus évident en 2023 qu’il ne l’était en 2009». Installé en région parisienne, l'Odeadom met en oeuvre, pour l'outre-mer, les missions normalement dévolues à FranceAgrimer. Pour les sages, «le maintien de l’Odeadom se justifie davantage par la portée symbolique qu’il représente pour les territoires et les élus d’ outre-mer, que par une réelle nécessité.» Ils remarquent notamment que le gouvernement a du créer en 2020 un poste de délégué interministériel à l'agriculture des outre-mer (Ditaom) et que l'Odeadom a mis en oeuvre une «démarche aboutie de mutualisation de ses fonctions support avec FranceAgrimer» ; deux faits qui «confirment l’absence de taille critique de l’établissement et la faiblesse de sa gouvernance». Pour la Cour, l'argument «souvent avancé», de maintenir cet office «au motif qu’il constitue le seul espace de dialogue et de concertation entre l’État, les collectivités et les professionnels agricoles d’ outre-mer reste peu convaincant». Et de mettre en avant le travail des services déconcentrés de l’État et du Ditaom, qui «contribuent déjà activement à cette concertation, à une échelle locale, sans doute plus adaptée aux objectifs poursuivis d’autonomie et de souveraineté alimentaire».