Invité sur BFM Business le 4 avril, Michel-Édouard Leclerc a demandé la «levée, même provisoire», du relèvement du seuil de revente à perte à 10%. Cette disposition introduite par la loi Egalim 1 contraint les distributeurs à vendre les produits alimentaires avec une marge minimale de 10%. Votée en 2018 dans un contexte déflationniste, cette mesure visait à enrayer la baisse des prix alimentaires et à préserver le revenu des agriculteurs. Or, en mars 2022, les prix de l’alimentation ont augmenté de 2,8% en un an (sur une inflation globale des prix à la consommation de 4,5%). La suspension du seuil de revente à perte «nous permettrait de prendre sur nos marges pour diminuer cette inflation, de l'étaler pour qu'il n'y ait pas un mur d'inflation face aux consommateurs», a argumenté le président des centres E. Leclerc. Il regrette qu’il y ait «peu de chance avant la présidentielle d’obtenir une session parlementaire ou un décret de levée même provisoire de cette disposition». Sur la même antenne, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a estimé que «les distributeurs peuvent un peu rogner sur leurs marges», après avoir «beaucoup gagné en 2020». «C’est difficile pour eux, mais ils en ont les moyens», affirmait la présidente de la FNSEA.
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