Les vignerons de Bordeaux, qui réclament un tarif du vin «rémunérateur», se sont mis d'accord le 8 avril avec le négoce et la distribution sur le principe d'un «contrat de filière» intégrant l'idée d'indicateurs reconnus pour déterminer le juste prix de leur production. Au terme d'une réunion jugée «fondatrice» rassemblant viticulteurs, distributeurs, syndicats et l'État, un «point crucial» a été partagé par «tout le monde», celui d'une «juste valorisation du travail du viticulteur», a assuré Allan Sichel, président du CIVB (interprofession). «Ça s'inscrirait dans un contrat de filière (...) en se servant de certains indicateurs objectifs, qui sont à définir et serviraient de base sur la détermination du prix», a-t-il déclaré en conférence de presse, d’après l’AFP. «Tous les opérateurs sont d'accord pour travailler dessus», a-t-il ajouté, saluant la «bonne volonté» des distributeurs présents (Carrefour, Auchan, Intermarché). Pour le CIVB, l'intégration d'indicateurs dans la fixation des prix doit encore être «sécurisée» et une évolution légale sera sans doute nécessaire. L'interprofession vise en particulier la prochaine évolution de la loi Egalim sur les prix agricoles, qui fait actuellement l'objet d'une mission parlementaire.
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