Le décret fixant les conditions de mise en œuvre des programmes sectoriels prévus par le PSN dès le 1er janvier (pour les fruits et légumes, l’apiculture, le vin, l’huile d’olive et les olives de table) est paru au Journal officiel le 22 octobre. Il porte sur la structuration des filières en organisations de producteurs (OP) pour bénéficier de co-financements européens via la mise en place de programmes opérationnels (PO). Interrogée, la directrice de Felcoop (fédération des coopératives et Sica de fruits et légumes frais et transformés) Caroline Ducourneau estime que le décret «tord le dispositif» européen en accordant un traitement différencié au secteur de l’huile d’olive. «L’objectif, derrière, est de créer une AOP nationale (de gouvernance, NDLR) pour qu’elle porte un PO, alors qu’elle ne commercialise rien. Or, seules les AOP commerciales ou bien les OP sont autorisées à porter un PO», rappelle-t-elle. Autrement dit, «à partir d’une même règlementation européenne il y a une interprétation différente en fonction des secteurs de production, ce qui est extrêmement dangereux», affirme Mme Ducourneau.
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