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Bilan annuel boursier 2016 : une année en demi-teinte pour les valeurs de l’agroalimentaire

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Après une excellente année 2015, les valeurs de l’agroalimentaire, réputées pour leur qualité défensive, ont globalement perdu du terrain au profit des valeurs cycliques, les plus à même de profiter d’une reprise de la croissance. L’indice de référence européen du secteur Food & Beverage a perdu 8 % sur l’année, alors que le CAC 40 s’est offert un petit rallye de fin d’année, pour terminer sur une hausse de 4,86 %. 2017 pourrait être une bonne année de croissance des résultats pour le secteur agroalimentaire.

Les valeurs du secteur agroalimentaire n’ont pas été à la fête en 2016. Après une hausse de 16 % en 2015, l’indice européen du Food & Beverage (SX3P) a perdu 8 % sur 2016, à comparer à un recul limité à 1 % seulement pour le Stoxx 600. "Cela paraît peu, mais finalement depuis 2007, le secteur du Food Beverage européen n’a sous-performé qu’une seule année en 2013, hormis 2008 qui avait été catastrophique pour tous les compartiments de la cote ", souligne Pierre Tegner, spécialiste du secteur agroalimentaire, tabac et biens de consommation chez Natixis Equity Markets. Perdant jusqu’à 16 % en février 2016 à son plus bas de l’année, l’indice CAC 40 a retrouvé des couleurs en fin d’année, dans le sillage de Wall Street. Son petit rallye de décembre lui a ainsi permis de terminer l’année sur un gain de 4,86 %, après une hausse de 8,53 % en 2015. De leur côté, les indices CAC Consumer Goods et CAC Consumer Services *ont respectivement gagné 11,64 % et perdu 2,36 % en 2016.

Les défensives mises à mal

Après un bon démarrage, les valeurs défensives ont progressivement perdu du terrain dans la seconde moitié de l’année au profit des cycliques. "Les fondamentaux sont restés solides mais cette année, le secteur a été clairement pénalisé par son caractère défensif. Cette rotation sectorielle s’est violemment déclenchée mi-juillet avec la légère reprise du pétrole et de certaines commodités, la fin de la baisse des taux longs, et les espoirs de léger redressement de l’inflation", explique le spécialiste. Ces facteurs classiques de rotations se sont combinés à "un ralentissement des taux de croissance organique avec un 3e trimestre parmi les plus faibles des cinq dernières années en raison d’un été volatil aux USA, de l’absence de reprise de certains émergents (Brésil, Russie, Chine) et d’un climat de consommation déprimé en Europe (attentats, Brexit)". Et après l’élection de Donald Trump, "le phénomène de rotation sectorielle s’est même amplifié avec les espoirs de hausses des taux, de reprise de l’inflation, d’affermissement du prix du pétrole et d’incertitudes sur les devises émergentes face aux risques de barrières douanières aux USA".

Du coup, les valorisations du secteur sont considérées par beaucoup d’investisseurs à un niveau élevé, voire dissuasif. Pourtant, "la sous-performance affichée depuis fin juin a fait passer les PER (multiple de capitalisation) du secteur à 21x 2017 pour les valeurs de consommation, dont 19x pour le Food alors que le début 2016 était bien plus élevé à 23x pour les valeurs de consommation et 21x pour le Food", relève Pierre Tegner. Selon lui la poursuite de la surperformance boursière n’est pas évidente « sauf pour les groupes qui sauront saisir des opportunités d’acquisitions qui se font de plus en plus rares".

Quid de 2017

Si l’année passée a été marquée par de nombreux événements, avec le Brexit en juin et l’élection de Donald Trump en novembre notamment, 2017 sera elle aussi rythmée par plusieurs rendez-vous politiques importants. À commencer par les élections présidentielles en France et fédérales en Allemagne notamment, et avec elles les craintes d’une montée du vote populiste en Europe. Pourtant, si les électeurs sont assez remontés contre les institutions européennes, ils ne sont pas prêts, contrairement aux Britanniques, à quitter l’Union, selon un sondage WIN/Gallup International publié le 30 décembre. Selon ce sondage mené en ligne auprès de 14 969 Européens, du 25 novembre au 7 décembre, le soutien apporté au bloc européen reste bien supérieur à 60 % en France, en Italie ou en Allemagne, malgré un mécontentement prononcé.

Côté Brexit, six mois après le vote des Britanniques, l’incertitude demeure aussi bien pour les entreprises britanniques qu’européennes. Nul ne sait en effet ce qu’obtiendra Theresa May, à la tête du gouvernement depuis juillet, des négociations avec les 27 autres pays membres sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union. En attendant, les investisseurs auront les yeux tournés vers les États-Unis. Voulant croire aux promesses de relance de l’économie et autres réductions fiscales pour les entreprises promises par Donald Trump, les marchés américains devraient rester bien orientés au moins jusqu’à l’investiture.

Selon le traditionnel sondage réalisé par Reuters en fin d’année auprès de gérants et analystes et publié début décembre, l’indice CAC 40 devrait continuer son ascension en 2017. Les professionnels anticipent en moyenne une hausse de l’indice phare de 7 % cette année. S’ils avaient vu juste dans leur prévision de hausse en 2015, ils s’étaient montrés beaucoup trop optimistes pour 2016, puisqu’ils tablaient sur une hausse de plus de 14 % du CAC 40 à 5200 points, alors qu’il a terminé l’année à 4 862,31 points.

Des résultats en hausse

Concernant le secteur agroalimentaire, Pierre Tegner estime que "2017 pourrait être une bonne année avec des croissances de résultats de 7 % en moyenne et un rendement sur dividende de 2 % à 3 % ; ce qui implique un retour sur investissement de près de 10 %". Contrairement à 2016, l’effet négatif de certaines devises a amputé de près de 3 points la croissance bénéficiaire, disparaîtra en 2017. "L’effet pourrait même être positif", pronostique-t-il. L’analyste anticipe "une croissance organique de 3 % à 4 % maximum avec une meilleure progression des marges que dans le passé proche, ce qui devrait aboutir à 6 %/7% de croissance des bénéfices auxquels il faudra rajouter les impacts relutifs des acquisitions compte tenu des très bonnes conditions dans lesquelles elles ont pu être financées". Deux grands risques cependant subsistent sur "les devises émergentes si une guerre de devises se mettait en place pour contourner d’éventuelles barrières douanières aux USA et aussi surtout sur le pétrole, sachant qu’une remontée trop rapide des cours comprimerait les marges".

Les tops et les flops de 2016

Sur le front des valeurs, les trois plus fortes hausses en 2016 de notre sélection concernent des valeurs cotées sur Alternext, qui contrairement à Euronext n’est pas un "marché réglementé" au sens de la directive européenne sur les services en investissement. Elles n’entrent donc pas dans la composition des indices CAC Consumer Goods et CAC Consumer Services, réservés aux valeurs d’Euronext.

Sapmer arrive en tête avec un gain de plus de 86 % en 2016, effaçant ainsi largement sa contre-performance de 2015 (-46,25 %). Le spécialiste dans la pêche et les produits halieutiques, propriété de la famille Chateauvieux (également actionnaire de Bourbon), a redressé ses comptes au premier semestre 2016, "un an et demi après le lancement du plan d’amélioration de ses activités", note la société dans son communiqué du 18 octobre. Pour les six premiers mois de l’exercice 2016, Sapmer a ainsi annoncé une progression de 41,5 % de son chiffre d’affaires à 63,8 millions d’euros et un retour dans le vert de son résultat opérationnel à 6,8 millions, contre une perte de 1,2 million un an plus tôt. Les ventes ont notamment bénéficié du début du redressement de l’activité thonière et d’un taux de change euro/dollar "particulièrement avantageux", note le groupe.

Belle performance également pour Eurogerm qui gagne 46,7 %. En Bourse depuis 2007, l’entreprise poursuit son bonhomme de chemin sans faire de bruit. L’action a été tirée à la hausse en fin d’année après la publication de très bons résultats semestriels, entraînant des relèvements de recommandations par des analystes. Sur les six premiers mois de 2016, le spécialiste des produits de meunerie et de panification a réalisé une croissance de 9,3 % (+11,3 % à taux de change constant) de chiffre d’affaires à 46,2 millions d’euros et dégagé un Ebitda de 4,8 millions d’euros (+18,5 %). Avec un résultat net de 2,1 millions (contre 1,7 million un an plus tôt), la marge nette ressort à 4,5 %. Dans un entretien accordé à Agra Alimentation, Jean-Philippe Girard, le président d’Eurogerm (également président de l’Ania) indiquait que le groupe devrait "être en mesure de saisir des opportunités de croissance externe dans les 18 mois qui viennent. La croissance externe est inscrite dans la stratégie d’Eurogerm". Confiant sur l’avenir, ce dernier qui ne donne jamais de prévisions chiffrées rappelait que le groupe affichait une croissance de son chiffre d’affaires de 14 % en moyenne sur les cinq dernières années.

Poulaillon, pour sa première année boursière complète, s’en sort très bien avec une progression de près de 40 %. La société a annoncé des résultats semestriels en nette hausse pour son exercice 2015/2016. Son chiffre d’affaires marque une progression de 13,8 % à 30,66 millions d’euros, tandis que le résultat d’exploitation s’envole de 70 % à 1,54 million. À noter que le groupe familial de boulangerie a ajouté une corde à son arc, avec l’eau de Velleminfroy, après avoir obtenu en juillet dernier l’autorisation d’exploiter une source d’eau minérale en Haute-Saône. Énumérant les points forts de l’entreprise, Jérôme Lieury, associé-gérant chez Ollier, constatait à juste titre qu’après le départ de Brioche Pasquier du second marché en 2006, Poulaillon était le seul représentant du secteur de la viennoiserie pâtisserie en Bourse.

Rémy Cointreau affiche une très bonne performance (+22,74 %). Le groupe qui recueille les fruits de son repositionnement sur le segment du luxe a retrouvé les faveurs des analystes. Fin novembre, Rémy Cointreau a annoncé des résultats semestriels pour son exercice 2016/2017 (clos le 31 mars) supérieurs à leurs attentes. Son résultat opérationnel courant (ROC) a progressé de 15,9 % en données publiées et de 7,0 % à données constantes à 123,9 millions d’euros grâce au cognac Rémy Martin, son principal centre de profit. Face aux difficultés rencontrées par les groupes de spiritueux haut de gamme sur le marché chinois ces dernières années liées aux mesurex anti-corruption décidées par Pékin, le groupe a mis l’accent sur le développement de son cognac aux États-Unis, devenus son premier marché.

Toujours dans les vins et spiritueux, MBWS grand gagnant de 2015 avec un bond en avant de plus de 85 %, termine l’année 2016 dans le rouge avec un recul de 11,58 %. Après une sortie anticipée de son plan de réduction de coûts au premier semestre avec 5 ans d’avance, le groupe a pourtant retrouvé le chemin de la croissance. Les dirigeants ont même relevé leurs objectifs de croissance. Contrairement à ses rivaux français Pernod Ricard et Rémy Cointreau, MBWS se positionne sur les produits de qualité à un prix accessible, un segment qui devrait selon le président du groupe Jean-Noël Reynaud continuer à gagner des parts de marché. Pour 2016, MBWS a confirmé "son objectif d’un Ebitda de l’ordre de 20 millions d’euros". Et après plusieurs années d’interruption, MBWS a indiqué qu’il prévoyait de verser à nouveau un dividende "à moyen terme".

Pernod Ricard, seule valeur du secteur des boissons entrant dans la composition du CAC 40, varie peu en 2016 avec un recul de 2,14 %.

• Ailleurs dans les champagnes, seul Lanson BCC termine l’année dans le vert (+9,60 %), contrairement à Laurent Perrier et Vranken Monopole Pommery en tête des plus fortes baisses de notre sélection avec des reculs respectivement de 13,25 % et 19,68 %.

Danone, autre valeur agroalimentaire figurant dans le CAC 40, a terminé l’année sur une baisse de 3,34 %. Porté par l’annonce début juillet du rachat de l’américain White Wave pour 12,5 Mrd$, une opération saluée par les investisseurs, le titre avait atteint des plus hauts autour de 70 euros durant l’été. À noter que le rachat de White Wave, qui devrait être finalisé au cours du premier trimestre 2017, a reçu l’aval de Bruxelles sous conditions, à savoir la cession d’une part importante des activités liées au lait de croissance de Danone en Belgique. Ce rachat, financé par endettement devrait avoir un impact positif sur les résultats dès la première année et permet à Danone de doubler de taille aux États-Unis – la part de ses ventes passant de 12 à 22 % –, sur un marché en forte croissance. Passé les effets positifs de cette annonce, Danone a été pénalisé par la révision en baisse de ses objectifs pour 2016. Le 19 décembre, le groupe qui tablait jusqu’à présent sur une progression du chiffre d’affaires située entre 3 % et 5 % en données comparables, a indiqué anticiper "désormais pour 2016 une croissance du chiffre d’affaires légèrement inférieure", a-t-il indiqué dans un communiqué. Une révision qui s’explique par un recul des ventes européennes de produits laitiers frais, lié aux difficultés de sa filiale espagnole et de sa marque Activia. Le groupe prévoit cependant "une amélioration de la marge opérationnelle courante, supérieure à l’objectif" initial de hausse de 50 à 60 points de base, selon un communiqué qui ne chiffre pas la nouvelle prévision. Pour les analystes de RBC Capital Markets, cet avertissement sur les résultats n’aura pas beaucoup d’impact sur les prévisions de 2016, mais va surtout ébranler la confiance dans la capacité de la direction à réaliser ses objectifs à long terme.

Particulièrement malmené depuis plusieurs années, Duc semble en bonne voie pour se sortir d’affaires. L’annonce du rachat de l’entreprise est arrivée trop tard pour empêcher la contre-performance de la valeur en 2016 (-10,17 %). Le producteur français de volailles a en effet annoncé le 20 décembre être arrivé à un accord pour une prise de contrôle par le groupe néerlandais Plukon, accompagné d’une recapitalisation et du maintien de l’ensemble des salariés sur quatre ans. Cette opération prévoit la cession à Aurelia Investments, la filiale du néerlandais, de la totalité des participations détenues par les sociétés Financière Duc, Verneuil Participations, et la CECAB, le tout au prix de 1,1 euro par action. À l’issue de ces opérations, Plukon qui détiendra donc indirectement plus de 97 % du capital du Groupe Duc, lancera une OPA simplifiée suivie d’un retrait obligatoire sur la totalité des actions. L’accord prévoit également l’investissement de "20 millions d’euros sur 3 ans", afin d'"augmenter la production" et d'"améliorer son outil industriel", précise le communiqué. Les actionnaires de Duc sont invités à participer à une AGE le 31 janvier au siège de l’entreprise.

Plutôt bien orienté en début d’année, Carrefour n’a pas tenu la distance, plongeant de 14,11 % sur l’année écoulée. En septembre, un analyste de Jefferies notait que Carrefour se traitait à un niveau proche d’une décote historique, un mouvement qu’il jugeait immérité. L’annonce par le gouvernement en novembre de l’assignation du Carrefour devant le tribunal de commerce pour des pratiques commerciales abusives, contraires aux dispositions du Code de commerce n’est sans doute pas étrangère à ce mouvement de défiance sur la valeur. S’appuyant sur une enquête de la DGCCRF, Bercy demande aux juges de prononcer une amende civile et d’enjoindre à Carrefour de mettre fin à ces pratiques illicites. Si Carrefour a été le premier à faire les frais de la vigilance renforcée du gouvernement, d’autres enseignes pourraient elles aussi être assignées, a prévenu le gouvernement. Un signal clair en pleines négociations entre fournisseurs et distributeurs.

Son concurrent Casino, dans la tourmente en 2015, a fait mieux que limiter la casse avec un gain de 7,49 % sur l’année. Montré du doigt pour le poids de son endettement, le groupe s’est attaché à sa réduction ces derniers mois en cédant des actifs. Pourtant, l’agence de notation Fitch a abaissé mi-décembre la perspective de la note de Casino de "stable" à "négative", laissant présager d’une possible dégradation de la note du groupe d’ici deux ans. L’agence de notation doute des capacités du groupe de distribution à dégager des marges importantes dans ses deux principaux marchés, la France et le Brésil, les deux pays sur lesquels il a opéré un recentrage ces derniers mois. En mars 2016, c’était au tour de l’agence Standard and Poor’s de dégrader sa note à "BB + ", contre "BBB-" auparavant, en raison du "profil de risque financier élevé" du distributeur français. Après la vente de ses activités en Thaïlande et au Vietnam au premier semestre 2016, Casino a réduit sa dette à 4,3 milliards d’euros.

Sans grande surprise, Groupe Flo est arrivé en tête du palmarès des plus fortes baisses de notre sélection. Le titre a plongé de 70,48 %. Mis à mal depuis cinq ans par une baisse de fréquentation dans ses établissements (Hippopotamus, Tablapizza…), le groupe peine toujours à retrouver le chemin de la croissance et n’en finit plus de négocier avec ses banques. Début décembre, le groupe a annoncé avoir trouvé un accord avec ses partenaires financiers prévoyant notamment la suspension « du remboursement des montants dus en principal pendant cette période, et la mise en place d’une nouvelle ligne de crédit de 6,2 M€ fournie par son actionnaire de référence, la société Financière Flo », indiquait le communiqué. De quoi lui permettre de faire face à ses besoins de trésorerie éventuels jusqu’à fin avril 2017. Sur les neuf premiers mois de l’exercice 2016, le chiffre d’affaires de Groupe Flo a baissé de 6,3 % sur la base d’un périmètre identique, à 197 millions d’euros et la perte nette à 12,4 millions d’euros est un peu moins lourde que celle enregistrée un an avant (-14,9 millions d'euros). Au 30 juin 2016, sa dette nette s’élevait à 70,3 millions d’euros, contre 52,2 millions d’euros au 31 décembre 2015.

À noter la bonne tenue des groupes fromagers, dans un contexte laitier pourtant difficile du côté des éleveurs. Savencia s’octroie 12 % sur l’année près de son plus haut depuis 5 ans, souligne Boursier.com. Fromageries Bel de son côté a pris 11,95 %. L’année, pour ce dernier, a été essentiellement marquée par l’annonce du rachat de MOM (marques Pom’potes, Mont Blanc) auprès du fonds d’investissement LBO France. Bel (marques La Vache qui rit, Babybel, Boursin..) est ainsi devenu l’actionnaire majoritaire de MOM avec 65 % du capital aux côtés du management avec les 35 % restant. Cette opération valorise le groupe MOM à 850 millions d’euros. Dans un communiqué du 20 octobre, le groupe fromager indiquait que l’opération serait "financée sur les ressources financières de Bel et par une levée complémentaire de dette d’un montant de 500 millions d’euros" et que sa situation financière demeurerait solide. Le groupe pourrait monter à 100 % du capital d’ici à avril 2022. Ce rachat vise à "créer un acteur mondial majeur du snacking sain, fondé sur les marques fortes et innovantes de Bel et de MOM ainsi que sur la très forte complémentarité de leurs gammes de produits et de leurs géographies".

* Après la disparition des indices "CAC Beverages" et "CAC Food producers » depuis février 2016, les indices CAC Consumer Goods et CAC Consumer Services regroupent, parmi d’autres, les principales valeurs de l’agroalimentaire pour le premier et de la distribution et de la restauration pour le second, qui figurent dans notre sélection (voir tableau ci-contre).