Il est tentant de croire possible de changer les comportements par l’éducation et l’information. Illusoire ou pas, cette conviction guide tous ceux qui veulent « penser pour » le consommateur et rendre par exemple ses achats alimentaires plus vertueux. Au regard d’abord de sa santé et l’on sait combien l’étiquetage nutritionnel et les messages sanitaires censés prévenir la montée de l’obésité ont rencontré d’embûches. L’information du consommateur a aussi ses motivations économiques si elle vise à protéger des appellations ou des recettes contre la concurrence d’ersartz trompeurs ou quand elle table sur la fibre patriotique des acheteurs à travers l’indication de l’origine. Tout aussi ardue va être la mise en place d’un affichage de l’impact environnemental des produits de grande consommation : trois ans après le Grenelle une telle mesure n’est pas près d’être rendue obligatoire mais un test grandeur nature va quand même démarrer en magasin grâce à des entreprises qui se sont portées volontaires suite à l’étude de faisabilité menée par la FCD, l’ANIA et l’ADEME. Le volontariat a bien fonctionné dans les IAA et la grande distribution, soit une soixantaine d’entreprises où les PME côtoient les plus grands groupes. Pendant un an il leur faudra pourtant beaucoup travailler pour rassembler les données utiles (empreinte carbone, biodiversité,…) et en tirer des indicateurs fiables et lisibles par le public sans surcharger encore les étiquettes. Mais c’est dans l’espoir que, au bout de l’expérience, on ne légifère pas trop à l’aveugle et que des retombées marketing récompenseront leur rôle ingrat de pionniers.

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