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Êtes-vous d’accord pour garantir le programme d’aide alimentaire en faveur des plus démunis jusqu’à la fin de 2013 ? Dacian Ciolos et la présidence polonaise de l’UE ont mis les Etats membres devant leurs responsabilités en posant cette question sans ambiguïté aux ministres de l’Agriculture des Vingt-sept. Seule la République tchèque n’a pas pris clairement position, ce qui laisse aux 21 Etats membres favorables à la poursuite de cette action humanitaire une lueur d’espoir pour contourner le non catégorique de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, du Danemark et du Royaume-Uni, ces cinq pays ne disposant pas des voix suffisantes pour former une minorité de blocage. Ni les appels pathétiques de Bruno Le Maire évoquant « le retour de l’Europe des égoïsmes contre l’Europe de la solidarité », ni les arguments du commissaire à l’agriculture, soulignant que le moment serait mal choisi pour l’Europe, en pleine crise économique, de ne plus aider les plus pauvres, n’ont eu le moindre impact sur les cinq pays rétifs à toute dépense agricole non justifiée à leurs yeux. Leurs arguments est de dire que, en l’absence de stocks publics, les fonds de la Pac ne doivent plus servir à financer des actions qui n’ont plus rien à voir avec l’agriculture. Un raisonnement sans doute égoïste mais qui a aussi le mérite de montrer que ces débats peu glorieux n’auraient pas lieu d’être si l’Europe était dotée d’une politique sociale européenne suffisamment intégrée pour venir en aide aux Européens les moins bien lotis.
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