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RESTRUCTURATION/ABATTAGE AIM : les salariés étudient une reprise sous forme de coopérative

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Alors que l'entreprise présentée comme l'unique « piste sérieuse» de reprise du principal abattoir de l'entreprise AIM, à Sainte-Cécile (Manche) s'est retirée, les salariés tentent de trouver d'autres solutions. « Le travail a repris ce matin (11 mars ndlr) » sur le site principal qui compte plus de 350 salariés, au lendemain d'une assemblée générale, ont indiqué à l'AFP les délégués syndicaux CFDT Johnny Poisnel et CGT Aurélie Balleroy, selon laquelle la piste d'une coopérative est aujourd'hui à l'étude. « On essaye d'avoir un projet, sous forme de coopérative », a déclaré Aurélie Balleroy. « On est en train de voir si c'est possible, s'il y a une solution. On a des rendez-vous avec des élus, des personnes spécialisées dans le montage de coopératives », a-t-elle ajouté. L'examen des offres a été repoussé au 19 mars par le tribunal de commerce de Coutances (Manche).

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C'est la seconde fois en moins de trois semaines qu'une entreprise s'intéresse au site de Sainte-Cécile avant de jeter l'éponge. La société Declomesnil, soutenue par Sofiproteol (Avril), s'était rétractée quelques jours après le dépôt de son offre, qui prévoyait de conserver 118 emplois. Placé en redressement judiciaire le 6 janvier, le groupe AIM emploie 590 salariés en France. Seul l'abattoir d'Antrain (179 personnes en Ille-et-Vilaine) fait l'objet d'offres, l'une prévoyant la sauvegarde de 107 emplois, l'autre de 71.