Les agriculteurs bretons ont mis plusieurs mois avant de réagir à la suite de la « crise algues vertes » de 2009. C’est qu’ils ont préparé leur communication, ont-ils fait savoir le 15 septembre lors d’un débat organisé par le Syrpa (Syndicat national des professionnels de la communication en agriculture), au Space de Rennes. Pour Hervé le Prince, directeur de l’agence de communication Newsens, appelée à la rescousse par les agriculteurs : « Il s’agissait de prendre la parole mais quand, comment, qui et où ? ». Pour cela, le syndicalisme majoritaire à décidé de « construire un guichet unique de communication » : le Comité pour une agriculture positive en Bretagne (Cap Bretagne). Quatre agriculteurs porte-parole sont alors nommés afin de donner une unité aux messages émis. Tous affirment qu’« il fallait sortir de l’émotion » provoquée par les événements (mort d’un cheval, ouverture d’une enquête sur la mort d’un chauffeur de camion chargé du ramassage des algues) afin de rentrer dans l’information. Mais comme les écologistes dénonçaient le problème depuis 20 ans, « le micro était tendu vers eux », explique Michel Salion, directeur de l’agence de communication Manifeste à qui l’office régional du tourisme a fait appel pour gérer la crise.
« Les agriculteurs ont maintenu une politique de l’autruche pendant ce temps », regrette-t-il.
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