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Appellations : l’Onivins jette un pavé dans la mare

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« », une phrase du directeur de l’Onivins Jean-Luc Dairien, qui pourrait résumer la teneur des vœux de l’office.

 

L’année 2003 restera dans les mémoires comme une année de faible récolte et d’exportations en baisse : moins de 50 millions d’hectolitres ont été récoltés et les exportations, à l’exception des champagnes et cognacs, ont reculé de 30 % au Japon et de 25 % aux Etats-Unis à fin octobre. « Nous sommes inquiets mais pas abattus, a déclaré Denis Verdier, président de l’Onivins. Il faut une stratégie plus claire de la viticulture française, notamment en renversant la tendance des aides à la distillation en faveur d’investissements commerciaux », notamment la création de marques. La principale difficulté du secteur réside cependant dans la baisse des exportations, imputable aux différentiels monétaires défavorables à l’euro et au boycott américain, tous deux « révélateurs, amplificateurs d’une situation structurellement inquiétante», selon Jean-Luc Dairien.

« Querelles de clocher »

Le directeur a jeté plusieurs pavés dans la mare en s’interrogeant notamment sur la pertinence de « continuer à afficher, quasiment seuls dans le monde, des contraintes fortes sur (nos) conditions de production et de vinification qui hypothèquent souvent notre compétitivité sans qu’un supplément qualitatif soit toujours reconnu». Il a ensuite stigmatisé les querelles de clochers de certains : « A quoi sert de nous battre entre régions et catégories de vins sur la hauteur des caractères de telles ou telles mentions sur nos étiquettes, alors que tant de clients ne savent pas les lire, ou que ceux qui les déchiffrent se disent agacés de ne pas les comprendre ? » Pour l’Onivins, donc, priorité devrait être donnée à la commercialisation des vins. Disposant d’atouts considérables, les viticulteurs doivent s’unir, plutôt que se quereller, pour les faire valoir. A l’heure où les vins français perdent partout des parts de marché, plus que jamais l’union fera la force.