Le G20, dont les dirigeants se retrouveront en novembre en Australie, devrait faire pression sur l'Inde qui a bloqué fin juillet un accord sur la mise en œuvre de dispositions convenues lors de la Conférence ministérielle de l'OMC en décembre 2013.
Les Conseil général de l'OMC n'est pas parvenu, fin juillet à Genève, à adopter formellement le dispositif sur la facilitation des échanges convenu lors de la Conférence ministérielle de décembre 2013 à Bali(1). Malgré des consultations intensives, « nous n'avons pas pu trouver une solution qui nous permettrait de rapprocher les points de vue », a regretté le directeur général de l'organisation, Roberto Azevêdo, qui a appelé les membres à « réfléchir longuement et sérieusement aux répercussions de ce revers ».
Alors que la décision devait être prise le 31 juillet au plus tard, l'Inde s'y est opposée, établissant un lien entre ce dossier et des garanties qu'elle réclame à propos d'un autre compromis obtenu à l'arraché à Bali. Ce dernier concerne la clause de paix, valable quatre ans, qui doit permettre aux pays en développement, en premier l'Inde, de prendre « à des fins de sécurité alimentaire », des mesures de stockage public des produits agricoles dépassant les limites fixées par l'OMC pour le soutien interne, sans qu'elles soient contestées à Genève.
Confrontés à ce blocage qui hypothèque la poursuite des négociations du cycle de Doha, les membres du G20, qui se réuniront au sommet les 15 et 16 novembre à Brisbane (Australie), devraient faire pression sur New Delhi pour l'amener à assouplir sa position(2).
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(1) Voir n° 3458-59 du 28/07/14
(2) Le membre du G20 sont les suivants : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Corée, Mexique, Russie, Arabie saoudite, Afrique du Sud, Turquie, Royaume-Uni, États-Unis et Union européenne