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GRANDE-BRETAGNE/RÉSULTATS Après une année noire, Morrisons veut rebondir

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Les analystes financiers de la City londonienne sont unanimes pour qualifier « d'annus horribilis » l'exercice clos le 2 février 2014 par l'enseigne britannique Morrisons. Le chiffre d'affaires est en recul de 2% à 17,7 Md£ (21,1 Md€), il est vrai pour 52 semaines contre 53 pour l'exercice précédent (-0,7% à périodes identiques). Le groupe accuse un résultat net négatif avant impôt de 176 M£ contre un bénéfice de 879 M£, un an auparavant. Il est vrai que cela est largement imputable à des pertes exceptionnelles de 903 M£ non récurrentes dues à des dépréciations d'actifs. Ce qui inquiète toutefois les analystes est la mauvaise orientation des bénéfices sous-jacents, passés de 901 M£ en 2012/2013 à 785 M£ (-13%) cette année et que les dirigeants prévoient seulement un gain entre 325 et 375 M£ pour l'an prochain.

VERS UNE GUERRE DES PRIX

Dalton Philips, directeur général du groupe, annonce une série de mesures pour tenter de redresser la barre. Un programme de vente d'actifs immobiliers pour 1 M£ est prévu pour les trois ans à venir, couplé à une réduction des coûts de production d'un même montant. Mais surtout, le numéro 4 de la distribution britannique derrière Tesco, Asda (Wal Mart) et Sainsbury's va consacrer pour l'exercice en cours 300 M£ à la réduction des prix de vente en rayon. Une politique délibérément assumée par la direction pour contrer les hard discounters Aldi et Lidl qui ont gagné des parts de marché face aux quatre grands mais tout particulièrement face à Morrisons. « La stratégie que nous annonçons est une réponse nette et appropriée aux changements structurels qui se passent actuellement dans le secteur de la distribution », affirme le communiqué du groupe. Un message qui n'a cependant pas convaincu les analystes financiers qui recommandent aux investisseurs de vendre leurs actions du groupe.