Dans une lettre d'intention présentée au ministre nigérian de l'Agriculture Audu Ogbeh, le groupe laitier danois Arla a fait vœu lors d'un déplacement dans le pays d'investir dans la production laitière locale au Nigéria. Son directeur régional Steen Hadsbjerg a souligné « l'importancepour Arla de s'engager dans le développement du secteur laitier local afin de prospérer à long terme au Nigéria ». Ce dernier a par ailleurs indiqué que le groupe était en discussion avec une société laitière du Nigéria et que des détails sur ce projet devraient être communiqués prochainement. En septembre, Arla avait annoncé la création de deux nouvelles sociétés en Afrique, dont une co-contrôlée avec le groupe singapourien Tolaram, au Nigéria (Agra Alimentation du 10 septembre 2015). Dans sa stratégie à l'horizon 2020, Arla se fixe pour objectif de tripler son chiffre d'affaires en Afrique subsaharienne. Ses ventes 2015 dans la région s'élevaient à 75 M€, précise le groupe dans un communiqué du 24 février.
Le même jour, Arla a publié ses comptes pour l'exercice 2015. Les dirigeants estiment que « compte tenu des conditions difficiles au sein des l'industrie laitière en 2015, Arla affiche des performances relativement satisfaisantes ». Avec 12 650 associés coopérateurs, un nombre inférieur à 2014, les volumes collectés se sont élevés à 14,2 milliards de kilos, en hausse de 4,6% sur un an. Outre la fin des quotas laitiers pour la majorité, cette augmentation s'explique aussi par la fusion avec le belge Wal-horn EGM en août 2014 et l'arrivée de nouveaux membres AMCo au Royaume-Uni. De son côté, le chiffre d'affaires d'Aria a baissé de 3,3 % à 10,3 Mrd€. « Un effritement dû à l'évolution négative des prix (11,4 %) elle-même liée à la baisse des prix du marché mondial », précise le groupe. Le bénéfice net recule lui aussi à 295 M€ (-8,5 %).
Pour 2016, les dirigeants ne cachent pas que la tâche sera difficile étant donné que l'offre internationale en lait restera supérieure à la demande. « Nous espérons une évolution positive au cours du second semestre 2016, même si le marché reste très imprévisible ».