« Ce compromis, qui ne satisfait aucune des parties, a pour seul objet de mettre fin au conflit opposant producteurs et transformateurs et de créer les conditions permettant la mise en place de véritables instruments de régulation de la filière », indique ATLA dans un communiqué.
L’association des transformateurs souligne « l’avancée de cette négociation avec, sur le principe, l’amélioration de la prise en compte des mauvaises valorisations beurre/poudre et de leurs conséquences, les laits flottants, qui désorganisent la filière. Cependant, l’application reste inférieure aux besoins réels des entreprises. Au total, la baisse moyenne annuelle du prix du lait reste limitée à 2,5% et la recette laitière des producteurs augmentera en 2005 d’environ 1,7% (différence entre l’aide directe laitière et cette baisse moyenne annuelle du prix du lait). Le défi posé à la filière laitière française est de redonner aux produits industriels leur rôle historique de régulateur et d’instaurer une meilleure corrélation entre l’évolution des prix du lait et les marchés. L’accord prévoit que d’ici le 31 décembre, la filière aura mis en place de nouvelles modalités d’organisation et de gestion des marchés ».
Les transformateurs souhaitent donc « que leur future application soit de nature à garantir l’adhésion de tous », conclut le communiqué.