Les électeurs ont donc opté pour le changement, sans que cela ne suscite de réactions aussi vives qu’en 1981, notamment sur les marchés boursiers et financiers. Il est vrai que ces derniers avaient largement anticipé une telle éventualité, mais surtout que les circonstances politico-économiques sont totalement différentes d’il y a trente ans, notamment dans les relations internationales. La transition qui a débuté s’est, au niveau national, engagée dans des conditions apaisées après une fin de campagne qui avait pu paraître un peu rugueuse. Cette trêve sera à n’en pas douter de courte durée. Mais alors que de nouvelles échéances électorales se préparent, les citoyens ne comprendraient guère que le camp du Président sortant fasse mauvaise figure, alors que nos partenaires internationaux ont accepté le verdict des urnes françaises et souhaitent poursuivre le dialogue, sans balayer d’un revers de la main, une relance de la croissance. En France, comme à l’étranger, les responsables politiques ou économiques sont dans une prudente expectative avant de porter un jugement définitif. De même, en France, les organisations professionnelles et syndicales veulent donner du temps au temps pour le nouveau Président. Et surtout celui de nommer son gouvernement, ce qui permettra une meilleure lecture de ses objectifs prioritaires à court terme. Il aura également pu mieux jauger le soutien que ses partenaires européens sont prêts à lui accorder. Les choses sérieuses pourront alors commencer.

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