Les transporteurs routiers marocains observent depuis lundi une grève de 72 heures pour protester contre la flambée des prix du gasoil, conséquence de la guerre en Ukraine, a-t-on appris le 8 mars de source syndicale. Au deuxième jour du mouvement, le taux de mobilisation avoisine « les 75 % à l’échelle nationale pour les transporteurs de marchandises », a déclaré à l’AFP Mounir Benazouz, secrétaire général du Syndicat national des professionnels du transport routier, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), une des grandes centrales syndicales du Maroc. Outre la CDT, quatre autres centrales syndicales se sont jointes à la grève, dont l’impact reste encore difficile à évaluer. « Nous appelons le gouvernement à plafonner le prix des carburants et les marges des distributeurs car la situation devient de plus en plus critique », a expliqué le syndicaliste, menaçant de prolonger la grève au-delà de 72 heures si l’exécutif ne réagit pas à leurs doléances. En réponse, le ministère de l’Intérieur a indiqué mardi avoir pris les dispositions nécessaires pour « assurer la libre circulation des personnes et des biens », soulignant dans un communiqué que la grève est "un droit garanti par la Constitution ».
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