Le groupe coopératif a fortement amélioré sa rentabilité et maîtrisé son endettement au cours de l’exercice clos le 30 juin 2018. Ses dirigeants comptent poursuivre le développement d’Axéréal en mettant l’accent sur la valeur ajoutée et l’international, conformément au plan stratégique interne Ambition 2022.
Au cours de son dernier exercice 2017/2018 (clos le 30 juin), la coopérative Axéréal a connu une forte progression de son EBE à 96 millions d’euros (+31 %), presque au niveau de l’objectif que s’étaient fixé les dirigeants à 100 millions d’euros. Un résultat « encourageant » pour le directeur général Paul-Yves L’Anthoën. « La rentabilité du groupe Axéréal se redresse avec une marge brute atteignant 3,8 % (+0,7 point) », précise la coopérative.
Le chiffre d’affaires a grimpé de 7 % pour atteindre 2,535 milliards d’euros, grâce notamment à un volume de récolte revenu à un niveau normal (4,5 millions de tonnes), alors que les accidents climatiques qui avaient marqué l’exercice précédent avaient fait chuter la récolte céréalière à 3,2 millions de tonnes. « Cette meilleure moisson, combinée à la concrétisation des premières actions du plan Ambition 2022, se traduit par un rebond des résultats du pôle chaîne du grain », note Axéréal. Ces résultats auraient pu être encore meilleurs s’ils n’avaient pas subi les conséquences de la grève SNCF du printemps dernier, pendant 4 mois. La coopérative a dû mettre en place une organisation spécifique et des moyens de substitution.
Côté bilan, la dette nette est stable à 291 millions d’euros, mais le ratio dette nette sur EBE passe de 4 à 3 en un an. « Les performances du groupe Axéréal pour l’exercice 2017-2018, en ligne avec nos anticipations, nous permettent de retrouver une dynamique de développement et d’accélérer la création de valeur », commente Paul-Yves l’Anthoën. La stratégie de création de valeur s’est illustrée cette année par un volume de 2,6 millions de tonnes de céréales issues des filières industrielles, un chiffre supérieur pour la première fois aux céréales de commodités (2 millions de tonnes), moins rémunératrices. La malterie est aussi un axe important de création de valeur qu’illustre la prise de contrôle, prévue au second semestre 2019, de la branche malt de l'américain Cargill.
Économies et poursuite des investissements
Cette quête de valeur s’accompagne d’une « réduction massive de nos coûts » qui touche la politique commerciale, l’organisation de la coopérative à l’échelon régional et la gestion de la collecte, prévient encore le dirigeant.
Les investissements dans les malteries de Belgique et d’Irlande, et le début des travaux en Ethiopie, ont été exécutés comme prévu pour un montant total de 95 millions d’euros, en forte progression par rapport à l’exercice précédent (43 millions d’euros).
Pour l’exercice 2018/2019 en cours, Axéréal donne quelques perspectives : un chiffre d’affaires à 2,66 milliards d’euros, un EBE en hausse à 112 millions d’euros et une dette en nette progression en valeur, passant de 291 à 373 millions d’euros, mais stabilisée en termes de ratio dette nette/EBE à 3. « Nous nous fixons comme objectif une progression de tous nos indicateurs financiers", résume Paul-Yves l’Anthoën. "Nous allons notamment poursuivre notre plan Ambition 2022 et accroître les moyens alloués pour notre développement à l’international », poursuit le DG d’Axéréal.