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BCF Life Sciences (BCF) est repris par ses dirigeants, Jacques Pidoux, Renaud Sergheraert et Henri Lagarde (environ 52 % à eux trois), accompagnés de Céréa Capital (42 %) et Sodero (6 %). L’entreprise, née dans le giron de Guyomarc’h en 1986, avait été acquise par Siparex en 2005. Elle s’est depuis développée à un rythme soutenu et entend bien poursuivre sur une tendance de croissance de 10 % par an, nous a indiqué Jacques Pidoux.
D’une classique valorisation des déchets, BCF est parvenue à monter une activité à forte valeur ajoutée. Spécialisée dans l’extraction des acides aminés après hydrolyse de plumes de volailles, l’entreprise a développé une offre produits pour l’industrie alimentaire, la nutrition infantile, les compléments alimentaires, la nutraceutique, la nutrition médicale, l’alimentation animale ou encore la pharmacie. « Les produits de BCF peuvent ainsi entrer dans la composition de laits maternisés hypoallergéniques. Certaines applications aromatiques peuvent, elles, être utilisées pour réduire la teneur en sel des aliments », explique Jacques Pidoux.
BCF annonce 20 M EUR de chiffre d’affaires, dont la moitié à l’export. Le Japon représente un très gros marché pour l’entreprise, qui y réalise 20 % de ses ventes.
« C’est la zone que nous ciblons en priorité, avec l’Asie du Sud-Est, l’Amérique du Nord et l’Europe », explique Jacques Pidoux. « Les acides aminés entrent dans la composition de nombreux produits. Ils sont souvent produits en Chine, à partir de soies de porc ou de cheveux humains par exemple, avec peu de contrôle sur l’amont, explique Antoine Sage, de Céréa Capital. BCF utilise, avec la volaille, une matière première exempte de toute polémique et offre une traçabilité qui représente un réel avantage concurrentiel. »
Pour assurer son avenir, BCF programme 15 M EUR d’investissements sur quatre ans. Au programme, une tour de séchage, une augmentation des capacités de production, une amélioration de la productivité et de la pureté des produits.