Le holding de contrôle de Bel lance une offre de rachat sur ses titres, et Lactalis s’en retire tout en restant à hauteur de 24 % dans Fromageries Bel. Sur le premier semestre, le fabricant de La Vache qui rit accuse le coup de la morosité des marchés et son résultat pâtit notamment des effets de change.
Fromageries Bel a vu son résultat net part du groupe fortement amputé au terme du premier semestre 2005 avec 27,8 millions d’euros contre 41,1 M au 30 juin 2004. Son résultat opérationnel a été de 41,6 M contre 62,2 M un an plus tôt, à cause d’un effet devise négatif de 10 M EUR et d’un effort publi-promotionnel important au premier semestre pour soutenir ses marques et ses parts de marché dans un contexte de forte concurrence des MDD et des premiers prix. La structure financière du groupe s’est néanmoins renforcée avec des capitaux propres de 827,2 M EUR contre 775 M un an auparavant et une trésorerie de 150 M EUR. Le groupe anticipe une progression de ses résultats sur le second semestre, mais son résultat opérationnel sera quand même moins élevé qu’en 2004, précise-t-il dans un communiqué.
Le groupe explique avoir en fait réalisé un chiffre d’affaires de 828 millions d’euros au premier semestre contre 852,8 M au 1er semestre 2004 (mais 968,2 M aux normes françaises, puisque les normes IFRS présentent désormais le chiffre d’affaires minoré de la coopération commerciale payée à la distribution et exclut les facturations dans le cadre des échanges de lait). A périmètre comparable et hors effet de change, les ventes consolidées reculent de 0,5% du fait du repli des ventes de « produits industriels » tandis que l’activité fromages progresse de 1,4% grâce, explique le groupe, à un fort soutien des marques mené depuis des années. A l’international, le Groupe Bel a continué d’enregistrer une dynamique de croissance importante notamment au Maroc, aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne, où le groupe a progressé deux fois plus que le marché.
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Parallèlement, le groupe Bel a décidé de simplifier la structure de son actionnariat en annonçant que Unibel, sa holding de contrôle, va lancer une offre de rachat sur ses titres et émettre des obligations échangeables en actions Fromageries Bel. C’est dans ce cadre que les liens avec le groupe Lactalis, qui remontent aux années 80, vont quelque peu évoluer. Le groupe de Laval va revendre ses parts dans Unibel (environ 28 %) tout en restant actionnaire (toujours à hauteur de 24 %) de Fromageries Bel. Pour Lactalis, demeurer en minoritaire dans une holding désormais en commandite n’avait plus d’intérêt et ce sont les familles Fiévet, Bel et Sauvin qui y restent majoritaires. Les positions de contrôle de Bel ne changent pas puisque Unibel détient toujours 67,8 % du capital de Fromageries Bel et Lactalis 24 %. Jusqu’à quand ?