Le géant de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a publié fin juillet pour le premier semestre un bénéfice net en hausse de 1% à 2,44 milliards d’euros malgré une « détérioration » de l’économie mondiale et une augmentation du coût des matières premières. Le chiffre d’affaires est ressorti en hausse de 11,5% (+7% à périmètre constant) à 25,4 milliards d’euros. Les ventes du groupe ont été tirées par les marchés émergents (+11,4% à périmètre constant), des taux de change favorables (+1,9%) et une hausse des prix de ventes (+4,1%) qui ont permis de compenser une hausse du coût des matières premières. Unilever a souligné une croissance particulièrement importante en Inde, en Turquie, en Indonésie, au Vietnam, au Brésil, en Argentine et en Colombie alors qu’en Europe, les ventes ont augmenté de 1,1% à périmètre comparable sur la période, avec de « bonnes performances » en France et en Grande-Bretagne. Les ventes alimentaires, deuxième pôle d’activité du groupe après celle des soins de beauté, ont baissé de 2,4% au second trimestre, après avoir progressé pendant les trois premiers mois, ce qui traduit la situation perturbée que connaît ce secteur actuellement. La baisse est largement imputable aux États Unis, tandis que les ventes de crèmes glacées ont été bonnes malgré des mauvaises conditions climatiques en Europe du Nord, grâce à une progression à deux chiffres de la marque Magnum. Les ventes de préparations culinaires ont connu une « forte performance », notamment les bouillons Knorr. Pour le futur, Paul Polman, p.-d.g. du groupe s’attend « à ce que la volatilité persiste, particulièrement en ce qui concerne le coût des matières premières ».
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