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Betterave : Cristal Union vise des prix en hausse pour les deux prochaines récoltes

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Le sucrier Cristal Union, fort de meilleurs résultats sur l’exercice 2021-2022, révise à la hausse ses objectifs de prix pour les deux prochaines récoltes, a-t-il indiqué le 13 juin. « Notre objectif de rémunération des betteraves pour la campagne 2022 est de 35 € » la tonne, contre 30 €/t prévu en décembre, a déclaré le président Olivier de Bohan. Pour la récolte suivante, « 40 €/t nous paraît raisonnable, en l’état actuel de nos connaissances des marchés ». Cristal Union enregistre une hausse de 40 % de son résultat net, qui s’établit à 97 M€ en 2021-2022, tirant parti de l’envolée des cours du sucre, de l’alcool et du bioéthanol. Le chiffre d’affaires atteint 1,8 Md€ (+6,4 %). « Nous sommes certes dans un contexte de marché porteur, mais on a su tirer notre épingle du jeu », avec un Ebitda de 206 M€ (+2,7 %), souligne le directeur général Xavier Astolfi. Selon lui, la stratégie de transformation du groupe, qui avait fermé deux usines et réorganisé son outil industriel en 2020, porte ses fruits. À cela s’ajoute une très forte hausse des cours. Tirés vers le haut par des bilans sucriers revenus à l’équilibre, « ces prix vont rester élevés, ce qui est une bonne nouvelle pour nous », souligne Xavier Astolfi, mettant toutefois en garde contre la volatilité des marchés.

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Dans un contexte de hausse des coûts de production, le groupe poursuit une stratégie vers l’autonomie énergétique. Son plan de décarbonation a déjà permis, entre 2010 et 2020, de réduire de 15 % les émissions de gaz à effet de serre, de 8 % la consommation d’énergie et de 65 % l’eau prélevée sur l’ensemble des sites. Les sucreries visent l’autonomie énergétique. D’ici là, les tensions sur l’approvisionnement en gaz font craindre des délestages. Le secteur sucrier espère y échapper en étant classé prioritaire.

Une rémunération de « 40 €/t nous paraît raisonnable » pour 2023