BioIntrant est un spécialiste des bactéries rhizosphériques, à partir desquelles elle développe des biostimulants et produits de biocontrôle. Elle vient de faire sa première levée de fonds de 300 000 euros
Aux côtés de Mycophyto, Mycea et Inoculum plus, BioIntrant fait partie des quelques start-up françaises spécialistes du microbiote des plantes. Une activité en plein essor qui a permis à la start-up américaine Indigo de devenir l’une des premières « licornes » agricoles outre-Atlantique. Issue du laboratoire Lemire (CEA, CNRS, Université Aix-Marseille), BioIntrant est un spécialiste des bactéries rhizosphériques, à partir desquelles elle développe des biostimulants et produits de biocontrôle.
Pour sa première levée de fonds, elle vient de lancer une collecte de 300 000 euros sur Wiseed. Cette opération vise à « financer le développement règlementaire et industriel » de la start-up, selon un communiqué. Pour identifier les meilleures candidates, la société dispose d’une collection de 3 000 souches caractérisées et séquencées, de bases de données expertes associant séquences génomiques et fonctions biologiques, ainsi que d’algorithmes.
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Objectif : la construction d'une usine
Créée en 2018, la start-up vauclusienne a déjà identifié plus d’une quinzaine de souches microbiennes, testées in vitro et in planta. Elle s’est vu accorder, en janvier, l’autorisation de commercialiser en Allemagne huit biostimulants en grandes cultures, cultures spécialisées et maraîchage. Pour la France depuis juin et août, les autorisations de mise sur le marché (AMM) de deux biostimulants ont été obtenues sur les mêmes segments. Ces produits, en phase finale d’évaluation chez plusieurs clients, doivent être lancés à partir de 2022, précise le communiqué.
En termes de modèle, BioIntrant prévoit une production internalisée et une distribution externalisée. Les fonds levés visent notamment à financer la construction d’une unité industrielle. « Les bactéries de BioIntrants permettent aux agriculteurs de restaurer les équilibres biologiques au sein de leurs terres, de façon naturelle et durable », déclare le directeur et co-fondateur Renaud Nalin (ci-dessus à droite, aux cotés du co-fondateur Nicolas Chabert. « Trente ans de recherche en microbiologie des sols » ont permis à l’entreprise de bâtir « une plateforme d’identification unique de bactéries d’intérêt, beaucoup plus spécifiques et efficaces que les solutions microbiologiques existantes ».