Le roi du légume a enregistré une croissance meilleure qu'anticipée de son chiffre d'affaires sur l'exercice écoulé, grâce à une nette reprise de ses ventes dans la zone Europe et un dynamisme toujours soutenu hors Europe. Le groupe a confirmé son objectif de résultat opérationnel courant annuel, qu'il avait révisé à la hausse en février dernier.
FORT d'une progression accélérée de son activité au 4e trimestre de l'exercice 2013/2014, Bonduelle a annoncé le 7 août dans un communiqué, avoir dépassé son objectif de croissance de chiffre d'affaires annuel. Celui-ci s'élève à 1,92 milliard d'euros, en hausse de 5,5 % à taux de change et périmètre constants, par rapport à l'exercice précédent, contre 4 % initialement escompté. Sur le seul dernier trimestre, la progression interne des ventes est ressortie à 6,5 %. Ce dynamisme témoigne du retour à une croissance positive sur les marchés de la zone Europe (+2,3 % à périmètre et change constants contre - 0,8 % en 2012/2013) mais aussi d'une forte croissance hors d'Europe (+12,6 % contre +8,6 %).
L'activité de la zone Europe, qui représente 66,7 % du chiffre d'affaires global, a essentiellement bénéficié de la politique innovation menée par Bonduelle sur ses marques propres dans ses trois segments conserve (gamme vapeur Bonduelle et gamme Cassegrain), surgelée (gamme vapeur) et frais prêt à l'emploi (gamme snacking traiteur). Le groupe se félicite dans son communiqué du « succès remporté au rayon traiteur par l'ensemble de la gamme de produits, notamment celui des formules repas lancées au printemps dernier et par la bonne tenue des ventes de salades vertes en sachet à la marque Bonduelle, ainsi qu'en Italie par le début d'un redressement de l'activité ». Hors zone Europe, en dépit du fort impact des taux de change, l'activité est resté particulièrement soutenue, notamment en Europe orientale, en Amérique du Nord et au Brésil.
L'EMBARGO RUSSE SERA SANS CONSÉQUENCES
Le groupe précise par ailleurs ne pas être affecté par l'embargo décrété par Moscou. Présent en Russie depuis 1995, Bonduelle y possède deux usines, toutes deux situées près de Krasnodar, dans le sud-ouest du pays. En 2013, ces deux usines ont produit 200 millions de boîtes de conserves (maïs doux, pois et légumes secs) à destination des marchés russes et des pays de la CEI. La Russie ne représente que 8 % des ventes globales de Bonduelle, nous précise le groupe, qui ajoute par ailleurs que « cet embargo ne vise que les produits frais, et non les conserves qui constituent l'essentiel de ses ventes ».
OBJECTIF DE RÉSULTAT OPÉRATIONNEL ANNUEL CONFIRMÉ
De fait, les dirigeants sont assez optimistes pour l'exercice en cours et prévoient une rentabilité opérationnelle courante « en haut de la fourchette rehaussée en février lors des semestriels, soit 106-107 millions d'euros à taux de change constants ». Les résultats seront publiés le 30 septembre. Pour mémoire, le groupe avait enregistré en 2012/2013 un résultat opérationnel courant de 105,6 millions d'euros. Le bénéfice net 2013/2014 de Bonduelle sera quant à lui pénalisé par la sanction pécuniaire infligée par la Commission européenne pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché du champignon en conserve aux marques distributeurs sur la période 2010/2012 (Agra Alimentation du 3 juillet 2014). Cette décision incluant les frais de conseils et de procédures aura un impact de 32 millions d'euros sur le résultat. Un montant important qui « ne remet pas en cause la santé financière du Groupe Bonduelle », précise toutefois le groupe.