Le groupe familial Bonduelle a annoncé des résultats semestriels en demi-teinte et indiqué que différents éléments allaient limiter les perspectives d’évolution du chiffre d’affaires et de la rentabilité opérationnelle courante de l’exercice en cours, dans le bas de la fourchette des prévisions initiales.
Bonduelle a annoncé pour le premier semestre de son exercice 2019/2020 (clos le 30 juin), un chiffre d’affaires de 1,44 Mrd€, soit une progression de 2,5 % en publié et de 0,6 % à change et périmètre constants. L’activité de la zone Europe (44,4 % du chiffre d’affaires global), affiche une baisse de 0,3 % tant en données publiées, qu’en comparables sur le semestre. Sur le seul second trimestre, la baisse ressort à 1,4 % en données publiées et 1,3 % en données comparables. Une contre-performance que Bonduelle explique dans son communiqué du 3 février « par le recul de l’activité à marques de distributeurs, des bases de comparaisons élevées dans l’activité de légumes en conserve, des marchés difficiles pour les activités de salades traiteur et salades en sachet en France, les effets résiduels de la perte d’un client en Allemagne ». Mais le groupe souligne également quelques points positifs, notamment en France le record de progression enregistré par la marque Cassegrain.
Hors Europe, l’activité a enregistré une progression de 4,9 % en données publiées et 1,2 % en comparables sur le premier semestre, avec un second trimestre « très dynamique », ces variations s’inscrivant respectivement à 9,6 % et à 5,4 %. À noter que les trois technologies du groupe (légumes en conserve, surgelés et frais prêts à l’emploi) « sont en progression sur cette dernière période » en Russie (et pays périphériques) « grâce au succès des innovations en conserve à la marque Bonduelle » et aussi en Amérique du Nord « où l’outil de conditionnement de Lebanon permet à l’activité surgelé de renouer avec la croissance ».
Le groupe ne cache pas que cette évolution du premier semestre inférieure aux attentes initiales en Europe, ajoutée à l’impact des campagnes agricoles délicates de l’été et de l’automne 2019 ainsi que l’alerte sanitaire aux États-Unis « limiteront les perspectives d’évolution du chiffre d’affaires et de la rentabilité opérationnelle courante du groupe en 2019/2020 au bas de la fourchette communiquée en octobre 2019." À cette époque, Bonduelle anticipait une baisse d’environ 5,8 % de son résultat opérationnel courant autour de 115 à 118 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en hausse de l’ordre de 2 % entre 2,82 et 2,85 milliards d’euros. Et concernant l’alerte sanitaire en Amérique du Nord intervenue en novembre 2019, le groupe précise qu’elle a entraîné des surcoûts estimés à 3,5 M$ (3,1 M€).
Bonduelle va encore plus loin pour la planète
Le lendemain de l’annonce de ses résultats semestriels, Bonduelle a annoncé un renforcement de ses engagements en matière de RSE autour de trois piliers : la planète, l’alimentation et les hommes. Réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre, 100 % des emballages conçus pour être recyclables ou réutilisables, 100 % des surfaces cultivées avec des techniques alternatives, mais aussi encourager les bonnes pratiques alimentaires avec la Fondation Louis Bonduelle… sont parmi les sept objectifs énoncés par le groupe familial à l’horizon 2025 et 2035. "Ces objectifs formalisés constituent une partie de la feuille de route qui met le groupe sur la voie du label B Corp, certification ultime pour les entreprises qui, comme Bonduelle, souhaitent devenir “meilleures pour le monde”", ajoute celle-ci dans son communiqué. Mais Bonduelle n’a pas attendu aujourd’hui pour avancer sur le sujet de la RSE. Actuellement par exemple, 44 % des surfaces cultivées utilisent le désherbage mécanique, les emballages en Europe contiennent 50 % de matériaux recyclés, 3 986 t de denrées alimentaires sont transmises aux associations (Europe) et on dénombre 500 000 bénéficiaires des projets financés par la Fondation Louis Bonduelle.