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Bovins viande : malgré la baisse, les prix restent à des niveaux historiquement élevés

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En avril, les prix à la production des bovins viande ont dévissé, perdant jusqu’à 30 centimes en quelques semaines suivant les catégories. Il s’agit d’une des plus importantes chutes des dernières années : il faut remonter à 2024, voire 2023, pour retrouver un décrochage d’une ampleur similaire. Malgré cette baisse, les cours restent à un niveau historiquement élevé : le 20 avril, le prix moyen pondéré (PMP) calculé par FranceAgriMer s’établit à 7,18 €/kg. Derrière cette moyenne, l’écart entre catégories d’animaux est plutôt resserré, de 6,74 €/kg pour les jeunes bovins de type lait (O-) jusqu’à plus de 8 €/kg pour certaines vaches allaitantes. Depuis fin 2024, les prix des bovins à la production progressent de manière quasi continue, sous l’effet d’un manque d’offre généralisé en Europe. En cause, la décapitalisation, à laquelle se sont ajoutés, plus récemment, les effets des maladies animales comme la fièvre catarrhale ovine (FCO). Pour Caroline Monniot, responsable du service Économie des filières à l’Idele, la récente baisse des prix s’explique surtout par « un réajustement du marché européen », la consommation ralentissant en raison de l’inflation. Mais, en l’absence de surplus structurel d’offre, « il n’y a aucune raison que les prix baissent sur la durée », affirme l’experte à Agra Presse.