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Diam Bouchage lance Moove, un service unique de perméabilité du bouchon à la demande

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Éric Feunteun, DG de Diam Bouchage, lors de la conférence de presse. Crédits : © Diam Bouchage

Numéro deux mondial des bouchons en liège, Diam Bouchage vient de dévoiler ses dernières innovations pour permettre aux vignerons de mieux maîtriser les effets de l’oxygène sur l’évolution de leurs vins. 

Diam Bouchage (Groupe Oeneo), l’inventeur en 2004 du bouchon sans « goût de bouchon » vient de présenter « Moove, le premier service de perméabilité à la demande », selon son communiqué du 5 mai 2026. Une fois le bouchon posé sur la bouteille, il n’y a plus d’action possible pour le vigneron, le seul élément qui a un impact sur le vin c’est l’oxygène que passe dans le bouchon. Et comme chacun sait, l’oxygène est responsable de l’équilibre, des arômes et du potentiel de garde d’un vin en bouteille. 

Le bouchon Moove permet pour la première fois au vigneron de jouer sur l’OTR (Oxygen Transmission Rate), c’est-à-dire la quantité d’oxygène qui traverse le bouchon avec le temps et détermine l’évolution d’un vin sur plusieurs années. « Moove, c’est un service de haute précision que nous apportons au vigneron pour lui permettre de décider du style qu’il veut donner à son vin. Le choix du bouchon va déterminer le choix de garde », explique Nicolas Galy, chef de projets R&D chez Diam Bouchage, lors de la présentation à la presse de ce 1er service au monde de perméabilité de l’oxygène à la demande. Concrètement, un bouchon Moove offre une infinité de possibilités de transfert d’oxygène (ORT) allant de 0,3mg d’oxygène libéré par an, à 4,1mg.  

Un service haute-précision sur mesure

Ce service sur-mesure pour permettre au vigneron d’essayer différents apports en oxygène pour piloter l’évolution de ses vins une fois mis en bouteille, est basé sur un principe de test. « Pour arriver à trouver le bouchon qui lui convient, le vigneron va recevoir un sachet de 25 bouchons pour tester les différentes perméabilités sur ses vins jusqu’à arriver au résultat qu’il souhaite. Il choisira l’ORT de son bouchon, comme il dose ses sulfites », ajoute Nicolas Galy. 

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Lors de cette présentation Diam Bouchage a également annoncé une extension de sa gamme de bouchons LiOX, « le premier bouchon désorbé qui permet de diviser l’OIR par 2, par rapport à un bouchon standard », souligne Nicolas Galy. Cette gamme, lancée avec succès en 2025 auprès des producteurs de vins effervescents, pour maîtriser l’apport d’oxygène à l’embouteillage, s’enrichit ainsi du LiOX VT pour les vins tranquilles. Ces bouchons agissent sur le paramètre OIR (Oxygen Initial Release), l’oxygène contenu dans le liège est libéré dans la bouteille dans les 6 premiers mois après le bouchage. Cette technologie exclusive de Diam Bouchage est combinée à un emballage étanche sur-mesure pour préserver le niveau de désorption d’oxygène jusqu’au moment de la mise en bouteille. 

D'autres innovations à venir

Diam Bouchage qui a réalisé un chiffre d’affaires de 210,7 M€ sur son dernier exercice 2025/2026 (clos le 31 mars), consacre environ 2 à 3 % de son chiffre d’affaires à la R&D, pour sortir 4 nouvelles innovations par an dont « la prochaine devrait être biosourcée », a souligné François Margot, directeur commercial et marketing de l’entreprise. « Mais en tenant compte des investissements en capex, c’est plutôt 10 fois ce montant, précise Eric Feunteun, DG de Diam Bouchage. Des investissements qui devraient se poursuivre dans le futur pour renouveler nos process avec de nouvelles technologies, notamment autour de l’IA ». En avril 2026, la société a d’ailleurs dévoilé un nouveau système d’emballage piloté par l’IA sur son site industriel de Céret (Pyrénées-Orientales), représentant un investissement de 3,6 M€. 

Enfin, le groupe travaille également à la création d’une filière intégrée de chênes lièges en France et à la régénération de la forêt sur deux parcelles, en amélioration la densité des arbres et en plaçant des tuteurs pour des chênes plus droits, avec un apport eau dès le départ pour accélérer la croissance. Autant de mesures qui devrait permettre de réduire l’espace-temps entre la plantation et la première levée de liège. « L’idée serait de passer de 40 ans actuellement pour la première récolte, autour de 15 ans », souligne Éric Feunteun.