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Brésil: «Le succès des start-up dépend de l'adoption par les agriculteurs»

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Emma Weston

Entretien avec Sérgio Barbosa, directeur, de l’incubateur EsalqTec.

Vous dirigez depuis douze ans l’incubateur de start-up de l’ESA Luiz de Queiroz. Quelle évolution remarquez-vous chez les entrepreneurs?

Les doctorants-entrepreneurs voulant concrétiser leurs sujets de thèse restent un profil classique. Les projets multidisciplinaires qui réunissent plusieurs chercheurs ne sont d’ailleurs pas rares. Le succès de ces sociétés est déterminé en fonction de l’adoption de technologies par les agriculteurs du Brésil.

Parmi nos projets incubés, les cas de réussite notable sont DeltaCO2, Fermentec, Gênica… Ces trois dernières ont d’ailleurs intégrées le Pôle technologique de Piracicaba qui prend notre relais lorsque les start-up sont mûres.

Quelles activités ont le vent en poupe ?

Le contrôle biologique de ravageurs en est une. Une autre est l’élevage d’insectes au service de l’industrie. La société Maxit utilise l’IA pour faire le diagnostic du fonctionnement des usines d’éthanol; Plateinnove est sur le créneau de la thérapie cellulaire avec le recyclage de plaquettes de sang; Smart Agri a créé une activité de cabinet de conseil en agriculture de précision. La société @Tech propose un suivi individuel des bovins engraissés en parc. Chacune se démarque.

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À part Piracicaba, quels sont les autres points névralgiques de cet écosystème de start-up né dans votre ville mais qui rayonne dans tout le sud-est du Brésil ?

Dans l’État de Sao Paulo se distinguent aussi la faculté agricole Shunji Nishimura, à Pompéia, et l’incubateur d’entreprises de l’Université de Sao Paulo, à  Pirassununga. Ce sont deux haut-lieux d’innovation technologique qui sont autant de portes d’accès au marché brésilien.

Existe-t-il des dispositifs d’accueil de projets issus de l'étranger? 

Oui, l’Esalq a un service de coopération internationale de premier plan où les institutions françaises ont toute leur place.

Propos recueillis par Marc-Henry André