Theresa May, la première ministre britannique, devrait finalement activer en janvier ou février 2017 l’article 50 du traité européen, point de départ des négociations de sortie de son pays de l’Union européenne. Ce qui signifie que le Royaume-Uni pourrait effectivement se retirer fin 2019.
Sur le plan budgétaire, le président de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, précise, en réponse à la question écrite d’un eurodéputé, que, dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020 de l’Union, la contribution du Royaume-Uni à la Pac est de 22,4 milliards € pour les paiements directs, soit 7,7 % des dépenses de l’UE dans ce domaine, et de 5,2 Mrd € pour le développement rural (5,2 % du total). L’agriculture de l’UE absorbant 38 % du budget communautaire sur ces sept années.
Pour l’exercice 2015, les dépenses du Fonds européen agricole de garantie (Feaga) au Royaume-Uni ont atteint, selon un rapport publié le 14 septembre, 3,150 Mrd €, sur un total de 44,949 Mrd €, dont 3,111 Mrd € pour les aides directes (sur un total de 42,168 Mrd €) et 38,6 millions € (sur un total de 2,667 Mrd €) au titre des mesures de marché.
À Londres, 36 parlementaires ont écrit à la première ministre pour demander une réorientation du soutien à l’agriculture, après le Brexit, vers des subventions aux services environnementaux et publics.
Les 27 veulent « fixer des orientations pour notre avenir commun »
Les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept, réunis le 16 septembre à Bratislava, ont convenu d’une « feuille de route » pour tenter de relancer, après l’annonce du Brexit, une Union dont « les citoyens sont préoccupés par une impression d’absence de contrôle et par les craintes liées aux migrations, au terrorisme et à l’insécurité économique et sociale ».
« Bratislava est le début d’un processus », soulignent les dirigeants des Vingt-sept, qui se retrouveront au début de 2017 à La Valette (Malte), puis à Rome en mars, à l’occasion du 60e anniversaire des traités instituant la CEE et la Communauté européenne de l’énergie atomique, pour clôturer l’exercice et « fixer des orientations pour notre avenir commun ».