Theresa May était attendue à Washington le 27 janvier pour un entretien avec Donald Trump. C’est « le premier dirigeant étranger » reçu par le nouveau président américain, a souligné la Maison Blanche. Le 17 janvier, la première ministre britannique, qui présentait sa tactique pour le Brexit, s’était félicitée que Donald Trump ait « dit que le Royaume-Uni n’est pas à l’arrière de la file pour un accord commercial avec les États-Unis, mais au début » (1).
Le premier vice-président de la Commission de Bruxelles, Frans Timmermans, a toutefois averti que le Royaume-Uni ne pourrait pas signer de tels accords avec les pays tiers tant qu’il serait membre de l’Union.
De son côté, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a prévenu le 19 janvier, lors d’une table ronde organisée au Forum économique mondial de Davos, que le Royaume-Uni se trouverait, après le Brexit, en « queue de peloton » des pays qui négocient un accord de libre-échange avec l’UE. « Nous négocions quinze à seize accords commerciaux en ce moment, donc nous sommes occupés », a-t-elle déclaré.
Également présent à Davos, le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, a souligné que « les modalités du divorce (entre Londres et l’Union) seront très importantes ». « Le Royaume-Uni ne pourra négocier que lorsqu’il aura rompu le lien avec l’UE. Plus le Royaume-Uni voudra de choses et plus ce sera compliqué. Il y a des questions délicates et il devra négocier avec 163 parties », a-t-il dit.
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(1) Voir n° 3579 du 23/01/17
Article 50 : le parlement britannique va être consulté
Le gouvernement britannique devra consulter pour approbation le parlement avant d’activer l’article 50 du traité européen qui lancera les négociations de sortie de l’UE, a décidé le 24 janvier la Cour suprême de Londres. Il doit maintenant soumettre très rapidement un projet de loi lui permettant de déclencher cette procédure avant fin mars, comme il le prévoit. La présentation aux parlementaires d’un « livre blanc » précisant la stratégie de Londres pour le Brexit a également été annoncée le lendemain par la première ministre, Theresa May. En revanche, selon la Cour, il n’y a pas lieu de consulter les parlements régionaux d’Écosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles.