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Le fabricant de brioches Fonteneau (Boufféré, 85), a investi récemment 2,2 M EUR pour augmenter ses capacités de production. L’entreprise, présente sur deux sites de production, a ainsi agrandi le site de Boufféré de 3 200 m2, portant sa surface à 9 500 m2 et investi dans une nouvelle ligne de production. Le tout est opérationnel depuis le mois de juin.
En dix ans, l’entreprise présidée par Gilles Fonteneau et dirigée par son fils Mathieu a vu son chiffre d’affaires presque tripler. Il est passé de 10 M EUR en 2002 à 24 M EUR en 2011 et devrait atteindre 28 M EUR cette année (chiffres fournis par la société).
Brioches Fonteneau a assis son développement sur un marché de niche, celui de la brioche vendéenne (IGP), couplée avec le Label Rouge, et de la gâche vendéenne (IGP). Elle fournit ainsi la plupart des MDD terroir des enseignes (Nos régions ont du talent, Reflet de France…) et les produits IGP représentent 35 % des ventes en GMS (qui pèsent 40 % des ventes totales). Autre succès de l’entreprise, l’export, qui représente 20 % des ventes, soit autant que la boulangerie pâtisserie dans les laboratoires d’hypermarchés (1).
Reprise en main salutaire
Les plus gros marchés sont l’Allemagne et le Royaume Uni, toujours sous marque distributeur. « Nous travaillons en direct avec le distributeur en Allemagne, en Pologne et au Portugal. Il fallu mettre en place une excellente organisation logistique mais cela nous libère des contraintes imposées par les importateurs. Quand on a repris les choses en mains sur certains pays, on a vu tout de suite les résultats », commente Patrick Quehen, directeur commercial pâtisserie industrielle.
Cette année, Brioches Fonteneau lance des brioches aux pépites de fruits séchés (abricot, framboise, fraise). « Le produit offre un parfum de fruit, mais c’est plus frais et plus léger qu’un fourrage à la confiture. Une entreprise comme la nôtre doit absolument proposer des produits différenciés. » Seul bémol, des marges qui fondent comme neige au soleil sous la pression notamment des matières premières. « Les volumes sont bons mais nos érosions de marges sont gigantesques. En France, la pression de la distribution est exacerbée. En Allemagne aussi, par exemple, c’est dur. Ils partent du principe que chacun prend sa part de risque et il est très compliqué de revenir discuter des prix en cours de contrat mais quand on renégocie, on renégocie vraiment », explique Patrick Quehen.
(1) Le reste des ventes se répartit entre le précuit surgelé (5 %), les produits à marque Ma Boul’ange (5 %) et le hard discount (10 %).