Brossard se tourne vers la RHD avec la création de Brossard Professionnel et la griffe « Une recette Lenôtre » Professionnel. Ce lancement a nécessité un investissement industriel de 7 millions d’euros sur trois ans et la mise en place d’une équipe dédiée d’une vingtaine de personnes. Sur un marché des mignardises salées et sucrées qui représente 100 millions d’euros, Brossard Professionnel ambitionne de réaliser un chiffre d’affaires de 6 millions en 2008.
Comme Brossard l’avait laissé entendre au moment de son retour en Bourse en mars 2007 Cf Agra alimentation n°1966 du 15/03/2007 page 21, le groupe de Guy Schumacher vient de créer la marque Brossard Professionnel, exclusivement dédiée aux cafés, hôtels et restaurants.
« Brossard est une société résolument tournée vers le développement de nouveaux marchés et de nouveaux savoir-faire. Ce développement s’appuie sur la création par nos équipes de gammes spécifiques, de l’apéritif au dessert », explique Sylvie Vasseur, directrice générale adjointe du groupe. Brossard Professionnel va ainsi proposer une collection de mignardises sucrées « Une recette Lenôtre » Professionnel et salées, une gamme de solutions surgelées salées ainsi qu’un assortiment de pâtisseries.
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Ce projet a nécessité, au niveau industriel, un investissement de 7 millions d’euros, consacrés à l’aménagement des sites situés au Neubourg, dans l’Eure, et à Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne, pour installer des lignes spécifiquement dédiées à la production de ces nouvelles gammes. Le site de Castelsarrasin produira les mignardises sucrées tandis que celui du Neubourg, les mignardises salées. Une équipe dédiée d’une vingtaine de personnes a également été constituée. Elle regroupera notamment Fabrice Bianchi, qui deviendra directeur développement commercial, tandis que Nicolas Goffelmeyer, actuellement conseiller culinaire de Brossard, devient également responsable innovation et marketing.
« Un marché de 100 M EUR »
Selon Brossard, le marché des mignardises salées et sucrées représente 100 millions d’euros, dont 27 millions d’euros pour les mignardises sucrées. Ces dernières progressent en moyenne par an de 10%. « L’offre est très peu développée dans le segment du super haut de gamme, d’où notre positionnement », souligne Sylvie Vasseur. En 2008, le groupe ambitionne d’atteindre un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, pour sa branche CHR. L’international est également au programme, notamment vers le Japon, le Koweït, les Emirats arabes unis, où des contrats avait déjà été signés avec des partenaires locaux pour la distribution de ses gammes de biscuits. En France, pour le moment, la commercialisation débute à peine. Le groupe va travailler avec des distributeurs régionaux tels que « La gamme des chefs » et promeut ses produits à travers salons et autres manifestations, telles La Semaine du Goût où le groupe remettra un prix Brossard Professionnel, ou encore les Etoiles de Mougins qui ont eu lieu du 14 au 17 septembre dernier. « Nous avons consacré un budget d’environ 100 000 euros en échantillons depuis la présentation de notre gamme au Sirha en mars 2007, afin de faire déguster à nos potentiels futurs clients nos produits », note Sylvie Vasseur. Quoi qu’il en soit, Guy Schumacher ajoute une corde à son arc afin de tenir son objectif de doubler de taille en cinq ans, avec un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros d’ici à juin 2009, dont 25% à l’export, contre 118 millions en 2006. Son retour au rayon des biscuits reste, selon le groupe, réussi. Son gain de part de marché se serait fait au détriment du leader LU. Brossard prévoit d’ailleurs le lancement de nouvelles gammes pour l’année 2008.