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Pâtisserie industrielle/résultats Brossard reste dans la lignée de ses prévisions

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Brossard est entré dans une phase offensive de croissance depuis son entrée en Bourse en mars dernier. Avec un chiffre d’affaires en progression de 8 % sur son dernier exercice et un résultat opérationnel en forte hausse de 130 %, Brossard poursuit son objectif de doubler de taille en cinq ans notamment grâce à son développement à l’international.

« Tout va bien. Les activités sont conformes à nos engagements », se félicite Guy Schumacher, p.-d.g. du groupe Brossard. Revenu en Bourse en mars 2007 Cf Agra alimentation n°1966 du 15/03/2007 page 21, Brossard avait comme ambition de doubler la taille de son entreprise en cinq ans grâce au lancement de nouveaux produits, à son retour au rayon biscuits et à son développement à l’international. Sa nouvelle entrée au rayon des biscuits reste réussie, selon Guy Schumacher. « Il n’y a pas d’exemple de ce type depuis 20 ans. Nous avons aujourd’hui une position assise, incontournable qui n’est remise en cause par aucun distributeur et cela n’était pas gagné d’avance ». Depuis janvier 2007, 21 références ont été lancées ce qui a permis au groupe de cumuler un chiffre d’affaires à fin septembre 2007 de 4,6 millions d’euros. « Le retour des clients est satisfaisant. Notre but désormais reste d’élargir la gamme et d’entrer dans une dynamique de croissance », souligne Guy Schumacher. Le groupe mise également sur le développement du secteur de la restauration avec le lancement récent d’une gamme Brossard Professionnel destinée exclusivement à ce débouché Cf Agra alimentation n°1988 du 27/09/2007 page 21.

Arrêt de l’activité en Russie

Troisième axe de développement pour Brossard : l’international. Présent désormais dans 37 pays, dont 25 nouveaux cette année, le groupe mise sur une implantation soit à marque Brossard, soit via un distributeur local. Mais sa tentative d’installer une filiale en Russie a échoué et le groupe a décidé de la fermer. « Notre positionnement prix posait un problème et nous n’avions pas de rentabilité suffisante. Il est plus intéressant pour nous de nouer un partenariat avec un distributeur que de créer une filiale qui nécessite aussi d’avoir des effectifs marketing et commercial importants. Avec un budget de 15 millions d’euros supplémentaires, c’était jouable mais nous avons préféré abandonner l’activité », souligne Guy Schumacher qui n’exclut pas de retourner dans ce pays dans quelques temps avec un positionnement prix supérieur d’au moins 20 %. Les coûts de fermeture ont néanmoins grevé le résultat net qui s’est établi sur son dernier exercice à 1,65 million d’euros, contre 2,8 millions prévus. Outre cette expérience malheureuse, le groupe souhaite investir dans des pays où « le potentiel reste de 1 à 1,5 million d’euros ». « Nous arrivons dans des pays où nous sommes les premiers pour pouvoir fixer les prix de vente et toucher rapidement les populations avec un niveau de prix qui nous convient », explique Guy Schumacher.

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Enfin, comme il l’avait annoncé lors de son introduction en Bourse, Brossard compte se désengager progressivement de sa filiale Sygal spécialisée dans la pizza, car elle « n’entre pas dans le périmètre de développement du groupe », indique le p.-d.g. de Brossard. L’ancien directeur commercial surgelés, Philippe Leplomb, devenu président de Sygal en janvier 2007, acquiert pas à pas le capital de cette filiale qui ne devrait plus être intégrée au sein de Brossard d’ici trois ans. Sur son exercice 2006-2007, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 124 millions d’euros, en progression de 9 %, pour un résultat opérationnel de 10,523 millions d’euros, en forte croissance de 130%, légèrement supérieur aux attentes du groupe. Brossard prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 167,4 millions d’euros en 2008, dont 43,8 millions grâce à ses nouveaux axes de développement, et 200,3 millions en 2009.