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Bruxelles insiste sur les risques d’un « Frexit » pour les agriculteurs

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Le président de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, a souhaité « bon courage » à Emmanuel Macron pour le second tour de l’élection présidentielle française qui opposera le 7 mai le candidat pro-européen du mouvement En Marche ! (24 % des votes au premier tour) à Marine Le Pen (Front national, 21,3 %), avocate d’un « Frexit » (1). « Patriote et européen, je ferai confiance le 7 mai à Emmanuel Macron », a annoncé pour sa part l’ancien ministre de l’Agriculture Michel Barnier, aujourd’hui négociateur en chef de l’UE pour le Brexit (2).

« Un vote pour Marine Le Pen, c’est un vote en faveur d’une perte de revenu agricole », a affirmé pour sa part Phil Hogan le 26 avril devant quelques journalistes à Bruxelles, préconisant que, lors du second tour de l’élection présidentielle, les agriculteurs choisissent plutôt Emmanuel Macron. Le commissaire européen à l’agriculture a une nouvelle fois évoqué le risque que les exploitants français subissent le même sort que leurs homologues britanniques, fragilisés par le Brexit, si leur pays se retire de l’Union (3). « Ils perdraient 25 000 € par ferme », a-t-il estimé.

Le syndicat agricole majoritaire français, la FNSEA, ne compte pas prôner tel ou tel vote le 7 mai. Toutefois, sa nouvelle présidente, Christiane Lambert, réaffirme que « la question de l’Europe est déterminante ». « Il faut plus et mieux d’Europe, que le couple franco-allemand fonctionne mieux », explique-t-elle.

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(1) Voir n° 3592 du 24/04/17

(2) Voir même numéro

(3) Voir n° 3592 du 24/04/17 et n° 3587 du 20/03/17