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Confiserie Carambar&Co s’apprête à croquer Lutti

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L'allemand Katjes cède Lutti à Carambar&Co, contrôlé par le français Eurazeo, permettant à ce dernier de mettre à exécution son plan visant à créer un champion français de la confiserie. Le nouvel ensemble ne pèsera toutefois pas aussi lourd que Haribo, le numéro 1 du marché en France.

Du changement en perspective dans le secteur de la confiserie française : CPK, la holding de Carambar&Co, a annoncé le 29 août être entrée en « négociations exclusives en vue d’un rapprochement avec Lutti, » propriété de l’allemand Katjes. En clair, il s’agit pour Carambar&Co, numéro 2 de la confiserie en France, d’avaler le numéro 3 du marché, et de pouvoir rivaliser avec l’allemand Haribo, qui s’est hissé au premier rang de la confiserie en France. Le nouveaux groupe représentrait près de 30% du marché hexagonal de la confiserie, contre près de 40% pour Haribo.

Cette prise de contrôle de Lutti (115 millions d'euros de chiffre d 'affaires en 2017) par CPK permet à ce dernier de mettre à exécution son plan. Depuis la reprise des marques de confiserie et de chocolat de Mondelez (Poulain, Carambar, Krema, La Pie Qui Chante et Terry’s et les licences des Pastilles Vichy, des Pralines Suchard et de Malabar) par Eurazeo en 2017, et l’arrivée de Thierry Gaillard en janvier dernier à la tête de ce nouvel ensemble, CPK ne cache pas son objectif de devenir un leader français de la confiserie. Le groupe a annoncé début 2018 un investissement de 40 millions d’euros et a affiché son ambition de voir ses ventes progresser de 20% dans les cinq prochaines années. Elles sont estimées à 250 millions d’euros pour 2018 (Agra Alimentation du 15 février 2018).

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« La complémentarité et la notoriété des marques de Carambar&Co et de Lutti et la stratégie offensive de ce nouveau groupe seraient des atouts déterminants pour anticiper au mieux les futures évolutions du marché de la confiserie et du chocolat et renforcer la position de très belles marques existantes en France et en Europe », estime la direction de CPK. 

La transaction devrait être finalisée d’ici la fin de l’année, selon CPK, « à l’issue du processus d’information et de consultation des instances représentatives du personnel de CPK et de Katjes International, et après l’obtention des autorisations des Autorités de la concurrence compétentes ».