Après avoir réfuté toute idée d’un rapprochement, Casino et Carrefour ont finalement reconnu le 24 septembre que des contacts au plus haut niveau ont bien eu lieu à ce sujet ces derniers jours. Une rencontre s’est ainsi tenue le 12 septembre entre Jean-Charles Naouri, p.-d.g. de Casino, et Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour. Mais aucun des deux groupes ne veut se reconnaître à l’initiative de la rencontre.
« Carrefour est à l’initiative de ce rendez-vous, qui a donné lieu à une phase où chacune des parties a désigné des avocats et des banquiers, avec un début d’échange de documents sur un cadre de discussions » sur un éventuel rapprochement, a affirmé un porte-parole de Casino. « Le conseil d’administration de Casino avait eu connaissance de ces éléments et décidé de ne pas aller plus loin », a-t-il ajouté.
De son côté, Carrefour « dément avoir sollicité Casino en vue d’un projet de rapprochement. Carrefour n’a jamais été à l’initiative d’un quelconque projet de rapprochement », a affirmé un porte-parole. Selon lui, « à l’issue de cette réunion, Casino a sollicité la mise en place d’un accord de confidentialité et d’un programme de travail ».
La révélation de ce projet avorté a peu modifié les cours des titres des deux groupes en Bourse, Carrefour clôturant le 24 septembre en recul de 0,81 % à 16,45 euros et Casino de 0,06 % à 36,02 euros dans un marché en recul de 0,33 %.
Ces échanges de communiqués et de déclarations au ton particulièrement ferme interviennent dans un contexte délicat pour les deux grandes enseignes. Casino a ainsi vu sa note Standard and Poor’s abaissée d’un cran début septembre, tandis que Casino a enregistré une lourde perte au 1er semestre.