Le distributeur s'approche des 2 Mrd€ de résultat opérationnel courant pour l'année 2018. Alexandre Bompard, son p.-d.g., entend accentuer la baisse des coûts à 2,8 Mrd€ en année pleine, à l'horizon 2022.
Le distributeur s'approche des 2 Mrd€ de résultat opérationnel courant pour l'année 2018. Alexandre Bompard, son p.-d.g., entend accentuer la baisse des coûts à 2,8 Mrd€ en année pleine, à l'horizon 2022.
Carrefour a publié des résultats 2018 globalement en ligne avec les attentes, et même "encourageants", indique le p.-d.g. Alexandre Bompard qui "nous permettent de rehausser un certain nombre d’objectifs que nous avions définis à l’horizon 2022". Ainsi, le groupe de distribution a dégagé l’an dernier un résultat opérationnel courant de 1,905 Mrd€, après application de la norme IAS 29 (*), correspondant à 1,938 Mrd€ pré-IAS 29, en hausse de 4,6 % à taux de changes constants, pour un chiffre d’affaires de 84,916 Mrd€, en hausse de 1,4 % en comparable. Du coup, la marge opérationnelle courante est sable à 2,5 %. Le résultat net ajusté des éléments exceptionnels progresse de 3,75 % à 802 M€. En prenant en compte ces éléments exceptionnels, le groupe affiche une perte nette de 561 M€ (contre une perte de 531 M€ en 2017). Ces éléments négatifs comprennent des charges financières nettes de 262 M€ liées à des opérations de refinancements, une charge d’impôt de 539 M€, ainsi que le résultat net (RN) des activités abandonnées (essentiellement le RN des 273 magasins Dia) qui s’élève à 301 M€, selon le communiqué du 28 février.
Fort de la réussite de la transformation en profondeur du Groupe engagée ces derniers mois, plusieurs objectifs du plan 2022 sont revus à la hausse. Ainsi, la réduction des assortiments pour répondre aux demandes des consommateurs devrait atteindre 15 % en 2020 à l’échelle mondiale (contre 10 % initialement prévu) alors que l’objectif d’un tiers des ventes à marques Carrefour d’ici 2022 est maintenu. Concernant la réduction des coûts dans l’ensemble des pays, 1,05 Mrd€ d’économies ont déjà été réalisées en 2018. Du coup, le groupe porte "l’ambition de baisse des coûts à 2,8 Mrd€ en année pleine à horizon 2020 (contre 2,0 Mrd€ initialement prévu)", est-il indiqué. Pour y arriver, Carrefour "poursuivra la mise en œuvre d'une démarche plus industrialisée et efficace pour l’ensemble de ses processus opérationnels". Ceci englobe "les alliances à l’achat, notamment avec Système U et Tesco, qui porteront leurs fruits à partir de 2019", rappelle le groupe.
tes à marques Carrefour d’ici 2022 est maintenu(*) La norme IAS 29 (traitement comptable d’hyperinflation) est appliquée dans les comptes 2018 de Carrefour en raison de l’hyperinflation de l’économie Argentine à compter du 1er janvier 2018 et les montants comparatifs présentés en 2017 ne sont pas retraités.