Une sélection des événements marquants dans l'agroalimentaire qui ont eu lieu pendant le mois d'août et ont été diffusés par l'équipe d'Agra Presse dans ses éditions quotidiennes et livre d'Agrafil.
AGRAFIL du 29 juillet
Le sucrier Cristal Union entre au capital du leader croate Viro
Cristal Union a annoncé le 28 juillet une prise de participation dans le capital du groupe familial Viro Tvornica Secera, présenté comme le leader du sucre en Croatie. « Le groupe Cristal Union consolide son développement en Europe et autour du bassin méditerranéen en prenant une participation dans le capital du groupe croate Viro », a-t-il indiqué dans un communiqué avant de préciser que l’opération concerne 17 % des actions. Viro détient deux sucreries-raffineries produisant environ 200 000 tonnes de sucre pour un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, précise Cristal Union.
Perturbateurs endocriniens : l’Anses opposée à la proposition de Bruxelles
« La Commission européenne a des critères très dichotomiques pour définir les perturbateurs endocriniens », s’est prononcé Christophe Rousselle, chef d’unité de l’évaluation des substances chimiques à l’Anses, lors d’une conférence de presse à Paris, le 28 juillet. Bruxelles avait présenté le 15 juin des critères de définition des perturbateurs endocriniens, mais elle n’avait pas repris l’idée de « graduation » (« avéré », « présumé » ou « suspecté ») défendue notamment par l’Anses. « Cette approche graduée permettrait de mieux prendre en compte les incertitudes », indique l’agence dans un rapport du 25 juillet. La proposition de la Commission européenne était en consultation publique jusqu’au 28 juillet. L’Anses a pu y contribuer, affirme Christophe Rousselle. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a affirmé que le rapport serait aussi transmis à Bruxelles.
AGRAFIL du 01 août
Le volailler Tilly Sabco Bretagne placé en redressement judiciaire
L’abattoir de volailles Tilly Sabco Bretagne, sauvé il y a moins de deux ans de la faillite, a été placé en redressement judiciaire, le 29 juillet par le tribunal de commerce de Brest avec une période d’observation de six mois. Le tribunal « constate l’état de cessation des paiements et prononce l’ouverture du redressement judiciaire à l’encontre de la société Tilly Sabco Bretagne », indique le jugement. L’abattoir avait été sauvé de la faillite en décembre 2014 grâce à son rachat par trois investisseurs : le britannique MS Foods, la CCI de Morlaix et le fonds d’investissement Breizh Algae Invest, lancé par le groupe Olmix spécialisé dans les biotechnologies. Dans un communiqué diffusé le 28 juillet, au terme d’un comité d’entreprise, la chambre de commerce a assuré être en « négociation actuellement […] avec un acteur sérieux et intéressé par la reprise de la société », sans en dire davantage. Dans le même communiqué, la CCI indiquait que le représentant de MS Foods qui assurait la présidence du directoire de l’abattoir, et donc la gestion de l’entreprise depuis le départ de Breizh Algae Invest, avait démissionné de ses fonctions début juillet. De ce fait, un administrateur provisoire nommé par le tribunal de commerce de Brest, a été nommé le 29 juillet administrateur judiciaire.
AGRAFIL du 02 août
Agrial poursuit ses acquisitions avec le rachat de la société britannique Axgro Foods
Le groupe coopératif Agrial a annoncé le 1er août l’acquisition, par l’intermédiaire de sa filiale Florette UK & Irlande, de la société britannique Axgro Foods Ltd., spécialisée dans les betteraves prêtes à consommer. Un moyen pour le groupe « d’élargir son portefeuille produits sur un segment de marché très porteur au Royaume-Uni ». « Ces dernières années, les ventes de betteraves prêtes à consommer […] ont augmenté de 20 % », indique le communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été précisé par Agrial. Cette annonce vient quelques jours après l’acquisition par Agrial, le 21 juillet, du concept de produits d’aide à la pâtisserie à base de fruits « les Toqués du fruit », créé en 2015 par la Fruitière du Val Evel (Morbihan).
Lait : la coopérative Maîtres laitier du Cotentin reprend la fromagerie Réaux
Le groupe coopératif Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) a repris officiellement, le 29 juillet, la fromagerie normande Réaux selon un communiqué de la coopérative du jour même. MLC a assuré que la fromagerie Réaux, basée à Lessay (Manche), resterait à long terme « une entité distincte, avec ses propres producteurs et ses salariés ». Cette acquisition permet à la coopérative laitière de devenir un opérateur dans les fromages AOP, alors qu’elle ne l’était jusqu’ici que pour le beurre et la crème d’Isigny. Fondée en 1931, la fromagerie Réaux totalise un chiffre d’affaires annuel de 17,5 M€. Elle emploie 85 personnes et propose un large plateau de fromages AOP, dont 50 % de camemberts commercialisés sous la marque "Réo", de beurres et de crèmes. Ce rachat intervient deux mois seulement après la vente de la fromagerie Graindorge, autre grand nom du camembert, au numéro un mondial du lait, Lactalis.
AGRAFIL du 03 août
Distribution : Casino projette de lancer Leader Price en Italie
Le groupe de distribution Casino a annoncé le 2 août, par communiqué, son intention de créer avec la chaîne de supermarchés italienne Crai une coentreprise en vue de lancer l’enseigne Leader Price en Italie, par le biais de la société Geimex dont Casino a pris le contrôle en mai. « L’accord, dont les discussions initiales ont été entamées en 2015, prévoit la création d’une société commune entre Crai et Geimex, dont l’objet sera de développer l’enseigne Leader Price en Italie dans le cadre d’une franchise accordée par Geimex », ont précisé les groupes dans leur communiqué. Les premières ouvertures de magasins devraient intervenir au premier semestre 2017. Casino, qui détenait déjà 50 % de Geimex, propriétaire de la marque Leader Price à l’international, a racheté en mai les 50 % détenus jusqu’à présent par la famille Baud, prenant ainsi le contrôle de la société. Le groupe italien de distribution Crai, qui s’appuie sur un réseau d’environ 3 500 points de vente, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 5 Mrd€.
AGRAFIL du 04 août
L’Italie adopte une loi contre le gaspillage alimentaire
Le ministre de l’Agriculture italien a salué le 2 août l’adoption définitive par les sénateurs italiens d’une loi contre le gaspillage alimentaire qui atteint aujourd’hui le niveau de 12 Mrd€. L’objectif de la loi : lutter contre le gaspillage alimentaire en favorisant le don aux plus démunis à travers l’action « irremplaçable des organisations caritatives » plutôt que « punir ceux qui gaspillent ». Les dispositions de la loi doivent faciliter le don des excédents alimentaires à travers l’allègement des modalités administratives ou la possibilité pour les communes de diminuer la taxe sur le ramassage des ordures pour les industriels et commerçants qui donneraient leurs excédents. Le ministère s’engage par ailleurs à créer un fonds de soutien à l’innovation contre le gaspillage alimentaire qui recevra 1M€ par an en 2016, 2017 et 2018.
AGRAFIL du 05 août
Les prix mondiaux des produits alimentaires de base en baisse en juillet
Les prix mondiaux des produits alimentaires de base ont connu une légère baisse en juillet, après cinq mois de hausses consécutives, rapporte l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture (FAO), dans un communiqué paru le 4 août. L’indice FAO des produits alimentaires a en effet reculé de 0,8 % par rapport au mois précédent. Cette baisse de l’indice « s’explique en grande partie par la chute des cotations internationales pour les céréales et les huiles végétales, qui ont plus que compensé l’augmentation des prix des produits laitiers, de la viande et du sucre », détaille la FAO.
AGRAFIL du 08 août
Balance commerciale de la France : l’agriculture « bien orientée » selon les douanes
Alors que la France enregistre au premier semestre 2016 un renforcement de son déficit commercial, toutes activités confondues, l’agriculture fait partie des secteurs « bien orientés », indiquent les douanes françaises dans leur bilan semestriel publié le 5 août. Un dynamisme qui repose notamment sur « les livraisons de céréales vers les trois premiers clients (Italie, Espagne, Allemagne) et le Maroc ». Les branches « produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture » et « produits des industries agroalimentaires » affichent toutes deux un excédent commercial, respectivement de 1 013M€ et 2 686M€. L’excédent s’avère cependant inférieur à celui du semestre précédent.
AGRAFIL du 10 août
Projet d’usine de lait en Bretagne : l’UGPVB soutient les salariés et le p.-d.g
Dans un communiqué paru le 9 août, les groupements bretons de l’UGPVB affichent leur soutien au p.-d.g et aux salariés de la laiterie Sill, dont un projet d’usine de poudre de lait est contesté par des riverains qui ont déposé un recours. Le 5 août, environ 400 salariés avaient manifesté à Guipavas (Finistère) à l’appel de la CFDT pour soutenir ce projet. L’UGPVB dénonce « le délai pris par ce dossier qui s’enlise depuis presque quatre ans » et demande aux représentants de l’État et des collectivités locales d’affirmer leur soutien au projet. Par ailleurs, l’UGPVB propose deux mesures pour « freiner la multiplication des recours sans fondements ». La première serait d’imposer « un agrément aux associations voulant agir en justice » ; l’UGPVB souhaite par exemple qu’une association puisse justifier « de trois ans d’existence et de l’exercice d’activités désintéressées pour la nature, l’environnement ou le cadre de vie ». La deuxième mesure serait d’imposer une « consignation d’un montant minimum en garantie », pour « garantir le paiement d’une amende civile qui serait prononcée en cas de recours abusif ».
AGRAFIL du 12 août
En juillet, les prix de l’alimentation progressent de 1,2 % sur un an (Insee)
En juillet, les prix de l’alimentation « sont en très légère hausse » : +0,1 % par rapport à juin et +1,2 % sur un an, selon une note de l’Institut national de la statistique (Insee) du 11 août. Cette hausse est principalement due aux produits frais. « Hors produits frais, les prix de l’alimentation sont stables pour le huitième mois consécutif. Sur un an, ils augmentent à peine : +0,1 %, comme en juin », souligne l’Insee.
Cargill : résultats annuels plombés par la chute des cours des matières premières
Le géant américain du négoce et de la transformation des matières premières agricoles Cargill a vu ses résultats annuels 2015/2016 plombés par la chute des cours des matières premières, selon un communiqué. Cargill affiche pour son exercice décalé s’achevant au 31 mai 2016 des ventes en baisse de 11 % à 107,2 Mrd$ et un résultat opérationnel ajusté en chute de 15 % à 1,64 Mrd$. Le géant du négoce a notamment essuyé une perte opérationnelle ajustée de 19 M$ au quatrième trimestre, contre un bénéfice opérationnel de 230 M$ un an auparavant, et ses ventes ont reculé de 5 % à 27,1 Mrd$. Si le département de nutrition animale a connu une bonne performance, les activités de négoce ont elles souffert de la chute des cours, souligne le groupe. Le groupe fait le négoce du coton, des céréales et des oléagineux, du sucre et de l’éthanol ainsi que de l’huile de palme. « Trois années de bonne météo dans la plupart des régions couplées à une demande apathique ont mené à des stocks importants, des prix bas et une faible volatilité, et cela a limité les opportunités de ventes », explique Cargill dans un communiqué.
AGRAFIL du 17 août
Transfert du siège de JBS en Irlande : une nouvelle « largesse de l’UE » selon la FNB
Le géant brésilien de la viande JBS, qui a annoncé récemment sa volonté de transférer son siège social en Irlande, veut « profiter des largesses de l’UE », estime la Fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué le 16 août. « Nulle question d’investir dans l’emploi et le développement économique, mais bien de profiter des avantages fiscaux offerts par le pays », regrette la FNB. Les éleveurs associent cette annonce à une autre « largesse de l’UE », la récente nomination chez Goldman Sachs de l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Ils font aussi un lien avec de récentes « négociations naïves » d’accords de libre-échange avec le Mercosur, le Canada ou les États-Unis, dont ils « ne cessent de payer les pots cassés ». La FNB demande une réaction de l’actuel président de la Commission européenne et du gouvernement français.
AGRAFIL du 18 août
Au Pays basque, le porc Kintoa se dote de deux AOC en viande et en jambon (JO)
Le cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « Kintoa » est homologué, selon un arrêté publié au Journal officiel, le 17 août. Cette AOC (appellation d’origine contrôlée) concerne la viande fraîche de porc basque Kintoa. Le même jour, un autre arrêté homologue l’AOC « Jambon du Kintoa ». Sur son site internet, la filière rappelle qu’elle compte aujourd’hui soixante quinze éleveurs, trois transformateurs, un abattoir et un séchoir collectif contre dix éleveurs dans les années 1980.
Comexposium et Hopscotch négocient une entrée au capital de Sopexa
Le groupe de communication Hopscotch et le groupe d’évènementiel Comexposium, qui organise notamment le Salon de l’agriculture, sont entrés fin juillet, en négociation exclusive avec les actionnaires de Sopexa, l’agence internationale de communication spécialisée en agroalimentaire. L’opération permettrait à Hopscotch et Comexposium de prendre chacun une participation minoritaire au capital de Sopexa. Le processus de négociation entamé prendra fin le 29 septembre 2016, annoncent les trois entreprises dans un communiqué commun. « L’ambition de cette alliance est de constituer le plus grand réseau français de relations publiques opérant à l’international », explique le communiqué.
AGRAFIL du 22 août
Embargo russe sur la viande porcine : l’OMC donne raison à l’UE
Un panel de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a estimé le 19 août que l’embargo sanitaire russe frappant la viande porcine européenne depuis début 2014 n’était pas conforme aux règles du commerce international. Moscou a décrété en janvier 2014 un embargo sur l’ensemble du porc européen, motivé par des cas de fièvre porcine africaine en Lituanie et en Pologne, ce qui a provoqué le dépôt d’une plainte par l’UE le 27 juin 2014 devant l’OMC. Le panel de l’OMC explique avoir « constaté que l’interdiction à l’échelle de l’UE et les interdictions visant des États membres de l’UE étaient incompatibles » avec l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires. Les experts estiment aussi qu'« en n’établissant pas ces mesures sur la base d’une évaluation des risques, la Russie n’avait pas pu tenir compte des facteurs économiques pertinents ». Dans leur rapport, les experts constatent également qu’en 2014, l’UE a démontré à la Russie « qu’il y avait des zones de son territoire, en dehors de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Pologne, qui étaient exemptes de la PPA (fièvre porcine africaine) ». « Par conséquent, l’interdiction à l’échelle de l’UE et les interdictions d’importer les produits en cause en provenance d’Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne sont incompatibles" avec les règles de l’OMC, expliquent-ils. Les deux parties disposent de 60 jours pour faire appel.
Etiquetage des plats cuisinés : le décret publié au JO
Un décret paru le 21 août au Journal officiel « rend obligatoire l’indication de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients dans les denrées alimentaires préemballées ». L’expérimentation, qui avait reçu le feu vert de la Commission européenne en mars dernier, débutera le 1er janvier prochain et durera deux ans, jusqu’au 31 décembre 2018. Des concertations sont actuellement en cours avec les acteurs concernés pour fixer, pour chaque filière, le seuil d’incorporation à partir duquel l’obligation s’appliquera. Le décret indique d’ores et déjà que les seuils choisis ne pourront pas être supérieurs à 50 % du poids du produit. Pour la viande, la précision d’origine du produit définie par le décret s’applique au pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux. S’agissant du lait, elle concerne le pays de collecte, de conditionnement et de transformation
AGRAFIL du 24 août
Le spécialiste du popcorn Nataïs en quête de nouvelles surfaces dans le Sud-Ouest
Nataïs, présenté comme le leader européen du popcorn, s’est dit le 23 août à la recherche de nouvelles surfaces cultivables dans le Sud-Ouest « pour faire face au développement constant de ses ventes ». « La croissance dont nous bénéficions nous oblige à sécuriser nos approvisionnements en volume et en qualité afin de satisfaire les demandes de nos clients partout dans le monde », explique le président fondateur Michael Ehmann, cité dans un communiqué. Implanté à Bézéril (Gers), l’industriel cherche de nouvelles surfaces de maïs dans un rayon de 170 km autour de son usine, précise-t-il. Nataïs revendique 240 producteurs sous contrat, qui bénéficient d’« une opportunité de diversification sur un produit à forte valeur ajoutée ». Sa stratégie de développement durable tourne autour de trois axes : maîtrise de l’irrigation via un réseau de sondes capacitives, augmentation de la fertilité des sols et réduction de l’érosion et lutte biologique contre la pyrale, poursuit le communiqué.
AGRAFIL du 25 août
Négoce : le chinois Cofco rachète la totalité des parts du néerlandais Nidera
Le géant céréalier chinois Cofco s’apprête à racheter les 49 % qu’il ne possède pas encore dans le courtier en grains néerlandais Nidera, a-t-il annoncé, confortant ses ambitions de devenir un acteur international de l’agroalimentaire après s’être emparé d’activités du singapourien Noble. Cofco, qui possédait déjà 51 % de Nidera, a « conclu un accord définitif » avec Cygne BV, une firme contrôlée par la famille fondatrice du groupe néerlandais, pour lui racheter la totalité des parts restantes, a indiqué le chinois dans un communiqué le 23 août. Le montant de l’opération n’est pas dévoilé. En mars 2014, il avait acquis sa participation de 51 % dans Nidera pour 1,2 Mrd $. Cofco a déjà réalisé plusieurs investissements internationaux d’envergure, censés permettre à Pékin d’exercer un plus grand contrôle sur la fixation des prix sur les marchés des céréales mondiaux ainsi qu’un accès facilité aux régions céréalières du globe, en Europe, Amérique latine ou Russie. Suite à l’acquisition de la totalité des parts de Nidera, « notre combinaison permettra d’élargir nos champs d’activité, et nous ouvrira des opportunités qui nous étaient précédemment fermées quand nous opérions séparément », a assuré le directeur exécutif de Cofco International, Matt Jansen.
AGRAFIL du 26 août
Vin : la production française devrait baisser de 10 %
La production française de vin 2016 s’annonce en baisse d’environ 10 % par rapport à l’an dernier, à cause des intempéries qui ont affecté le vignoble depuis avril, a annoncé le 25 août le ministère de l’Agriculture. La récolte, affectée par divers épisodes de gel, de grêle et une sécheresse aggravée près de la Méditerranée, atteindrait 42,9 M hl contre 47,9 M en 2015, et serait inférieure de 7 % à la moyenne quinquennale, selon Agreste. « Le gel de printemps qui a touché certains bassins viticoles (Champagne, Bourgogne et Val de Loire), les épisodes récurrents de vent, conjugués à l’aggravation de la sécheresse sur le pourtour méditerranéen et les dégâts liés à la grêle dans certains bassins (Charente, Bourgogne-Beaujolais, Languedoc-Roussillon) pèsent sur le potentiel de production, dont le niveau est révisé à la baisse par rapport à l’estimation de juillet », indique Agreste. En Champagne, la baisse de production tournerait autour d’un tiers. Le vignoble y est en retard d’une semaine par rapport à la moyenne sur dix ans. En Bourgogne et Beaujolais, le recul atteindrait 21 %, avec une dizaine de jours de retard pour les vendanges. Dans les Charentes, la production baisserait de 16 %. En Languedoc-Roussillon, le recul prévu est de 9 %.
Agriculture bio : le ministère et l’Agence bio veulent « pérenniser la dynamique »
« Stéphane Le Foll a demandé à l’Agence bio de lancer un travail associant tous les acteurs sur l’évolution de la bio dans les prochaines années et sur la façon d’en accompagner l’essor », selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, le 24 août. Le travail sera lancé lors des Assises de la bio en novembre 2016. « Ce travail permettra de pérenniser la dynamique impulsée depuis 2013 », développe le ministère. Concrètement, il pourrait se conclure par « la poursuite du programme ambition bio 2017 au-delà de 2017 ». Pour rappel, le marché national des produits bio atteint 5,76 Mdrs€ en 2015, soit +14,7 % en un an.