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Norvège Cermaq refuse de se faire avaler par Marine Harvest

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Cermaq, le numéro quatre norvégien de l’élevage de poissons, a rejeté l’offre de rachat de 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) émanant de Marine Harvest, le numéro un mondial du secteur, estimant que les conditions de la proposition de son concurrent local n’étaient pas acceptables. Ce dernier voulait faire alliance avec son concurrent pour renforcer encore son leadership mondial mais exigeait que Cermaq renonce à son intention annoncée le 5 avril de racheter la société péruvienne Copeinca. Cermaq réfute les arguments avancés par Marine Harvest contestant l’intérêt économique de cette acquisition (pour 732 millions de dollars), faisant au contraire valoir que cela représentait une opportunité stratégique pour diversifier ses approvisionnements et sécuriser notamment plus de 50% de ses approvisionnement en acides gras oméga-3, produit en plein essor. Marine Harvest ne désespère pas et a lancé une opération inédite en adressant un courrier à tous les détenteurs de parts de Cermaq demandant de lui donner procuration pour approuver l’offre d’achat lors de l’assemblée générale de Cermaq, le 21 mai. Cermaq de son côté fait savoir que l’offre, même révisée de Marine Harvest ne sera pas inscrite à l’ordre du jour. Marine Harvest aura sans doute quelque mal à réunir un nombre de procurations suffisant, car le capital de Cermaq est majoritairement détenu par le fonds de retraite des salariés norvégiens, organisme public, et donc réparti entre de multiples porteurs.
Marine Harvest est présent en France ou il transforme saumons et truites sur trois sites finistériens (Landivisiau, Poullaouen et Châteaulin). Il vient d’annoncer aux élus du CE une importante perte financière au premier trimestre 2013, et confirmé que la tendance ne s’inversera pas avant la fin de l’année. Selon les représentants syndicaux, le patron de Marine Harvest a même qualifié la situation de « catastrophique. »

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