«Je n’aime pas le syndicalisme pleureur », a déclaré Christiane Lambert lors d’une table ronde sur le thème « le syndicalisme pour quoi faire ? », au congrès des producteurs de légumes.
Certains producteurs ont exprimé leur colère, face à la déception quant aux exonérations dont ils ne profiteront pas. « Plus on demande, moins on obtient. Arrêtons avec nos demandes du passé. Demandons plutôt des moyens pour faire de la promotion, vendons du rêve comme sait le faire la grande distribution. Nous ne vendons que du produit », s’est exclamé un jeune agriculteur, dépité.
La présidente des producteurs de légumes lui a répondu que les déceptions ne doivent pas empêcher le combat. Christiane Lambert a renchéri : « Pour faire du syndicalisme, il faut de la conviction, pas de certitudes et une bonne dose d’optimisme ».
Le témoignage de Jacques Rouchaussé, secrétaire général de la fédération des maraîchers, a rasséréné les esprits. Fils de maraîcher près de Reims, il avait quitté l’exploitation paternelle pendant 18 ans pour travailler dans l’armée de l’air. Après cette période, il a décidé de revenir sur l’exploitation, avec beaucoup de motivation, qu’il a communiquée à son fils de 20 ans, prêt maintenant à s’installer sur l’exploitation après un cycle d’études supérieures.
« Quand on aime ce métier, on le clame haut et fort auprès de son entourage et des consommateurs. Si les agriculteurs étaient plus fiers de leur métier, plus de jeunes voudraient s’installer. Les gens sont sensibles à notre dynamisme », a-t-il lancé, en écho au thème de ce congrès, qui porte sur la nécessaire explication du métier de producteur de fruits et légumes aux consommateurs.
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