Alors ministre de l’Agriculture, Christine Lagarde a inauguré lundi 18 juin le salon Vinexpo de Bordeaux. Elle en a profité pour apporter son soutien à la filière viticole française dans son opposition au projet de réforme de l’OCM viticole.
«Non, nous n’accepterons pas les propositions que la Commission nous fera le 4 juillet si elles vont à l’encontre de nos intérêts » a lancé la ministre de l’Agriculture lors de l’inauguration de Vinexpo, lundi 18 juin. « Nous ne transigerons pas sur le maintien des droits de plantation ni sur la conservation des mesures de gestion de marché », a poursuivi Mme Lagarde qui comptait présenter devant la Commission une série de contre-propositions sur la réforme de l’OCM. Pour celle qui était ministre du Commerce extérieur du gouvernement de Dominique de Villepin, la France doit adopter une stratégie offensive sur les nouveaux marchés mondiaux (pays émergents) plutôt que « saborder son propre navire ».
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La filière est trop segmentée
Mme Lagarde a insisté sur la nécessité « d’améliorer la gouvernance de la filière », la jugeant « beaucoup trop dispersée à l’heure actuelle ». « Notre segmentation de marché est beaucoup trop compliquée, a jugé la ministre, il faut donc sortir de nos carcans, de nos querelles de clochers et définir avec le négoce les nouvelles catégories de vins que réclame le marché ». Christine Lagarde a confié à Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vins de Viniflhor, la mission d’entreprendre une réflexion globale sur ce sujet. Les conclusions de ce travail devraient être remises au ministère de l’Agriculture à l’automne, après la prochaine vendange.