Un peu oublié depuis quelques temps, le débat sur les OGM a resurgi cette semaine avec la décision du Haut Conseil d’Etat d’annuler l’interdiction de mise en culture du maïs transgénique Monsanto. Les semenciers saluaient immédiatement cette décision qu’ils attendaient de longue date. Mais leur joie fut de courte durée. Dès le soir, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet annonçaient vouloir prolonger ce moratoire. La douche fut encore plus froide le lendemain. Le président de la République, en déplacement dans le Gers, haut lieu de l’opposition aux OGM, fut encore plus net et précis annonçant « qu’il maintient et maintiendra « son refus de ces cultures. Ce qui ne l’a pas empêché, dans les minutes suivantes de fustiger les « sectaires » que sont les écologistes. On ne voit plus très bien où sont désormais les frontières entre les « modernes » et les « passéistes », dans ce débat. Un autre sujet va également semer la discorde dans les semaines à venir. Il concerne également les semences, mais cette fois celles dites de ferme, que les agriculteurs se réservent en fin de campagne pour semer la saison suivante. Le clivage se fait là, non sur des arguments sanitaires, mais sur la préservation de la recherche par les industriels qui perdent des redevances supposées financer l’obtention de nouvelles variétés. Face à eux on trouve ceux qui dénoncent un racket des multinationales et , à terme, une disparition d’une certaine biodiversité. Le monde paysan est partagé sur le sujet. Mais comme pour les OGM, les deux clans sont largement irréconciliables.

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