Dans une note datée du 23 avril, la Coface s’est interrogée sur les conséquences à court, moyen et long terme de la crise du Covid-19 sur le secteur alimentaire à l’échelle mondiale.
A court et moyen terme, les perturbations dans l’approvisionnement en denrées alimentaires pourraient avoir lieu, conséquences des difficultés à réaliser les récoltes ou à faire fonctionner la production agroalimentaire, du fait du manque de main-d’œuvre. Certains prix pourraient être affectés à la baisse par la disparition de débouchés, comme la restauration. Ce qui pourrait être un risque pour les entreprises en charge de la commercialisation, tandis que les transformateurs pourraient tirer avantage du prix des matières premières dont les cours auraient baissé. Quant à la baisse des cours du pétrole, elle entraînerait des baisses de coûts des emballages et du transport.
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« À long terme, le secteur agroalimentaire devrait être traversé par des tendances contrastées, dans le contexte d'une crise économique et sanitaire mondiale sans précédent », relève la Coface, soulignant la meilleure résistance potentielle de l'agroalimentaire par rapport à d'autres secteurs de l'économie. Toutefois, plusieurs risques sont mis en avant, notamment une demande affaiblie par des consommateurs touchés par des baisses de revenus et des restaurant qui rouvrent progressivement. Du côté de l’offre, celle-ci pourrait être perturbée par les restrictions à l’exportation qui pourraient être mises en place ou renforcées par certains pays, ce qui est envisageable « dans le pire des cas où la crise sanitaire durerait plus d'un an, avec de nouveaux épisodes potentiels de quarantaine ». Pour la Coface, « cela déstabiliserait les positions financières des sociétés d’exportation de produits alimentaires et menacerait la sécurité alimentaire mondiale. »