Les producteurs de lait sont de nouveau sortis de leurs fermes pour envahir quelques parkings de grandes enseignes et dénoncer une nouvelle fois les prix insuffisants qui leur sont payés et ne permettent pas de faire face à leurs coûts de production. Ils se disent las des effets d’annonces qui leur font sans cesse espérer une meilleure prise en compte des variations des cours et attendent enfin du concret. Ce qui est pour le moins curieux est que le président de la Fédération nationale des producteurs de lait demande que se réunisse une table-ronde pour passer enfin à l’action. Une telle réunion avait rassemblé fin 2012 tous les acteurs de la filière, sans aucun résultat. A n’en pas douter une démarche similaire aura des résultats identiques. Les acteurs aval de la filière ont déjà ressorti leurs arguments traditionnels, rejetant la responsabilité de ne pas répercuter aux producteurs les hausses de prix qu’ils pratiquent jusqu’au consommateur et assurant qu’il ne peut en être autrement. Les industriels pointent leurs donneurs d’ordre qui veulent acheter toujours moins cher, au nom bien évidemment de la défense du consommateur. Le président de Carrefour est moins angélique est invoque sans fard, la guerre des prix entre enseignes et la course aux mètres carrés. Les débats étant posés en ces termes, comment est-il raisonnablement possible de penser que la concertation pourra faire avancer le débat. Les distributeurs n’ont évidemment pas les mêmes intérêts et enjeux que leurs fournisseurs et sont à même d’en trouver d’autres hors de nos frontières. Ce débat ne concerne pas uniquement le lait mais également toute la filière de production de la volaille et de la viande. Si la concertation réussit à se mettre en place entre les premiers maillons, il sera plus facile de négocier avec le dernier intervenant.

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