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Soutiens publics à l'agriculture « Convergence » entre pays développés et émergents

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Les niveaux d'aide publique à l'agriculture des pays développés et des pays émergents « convergent », selon l'OCDE, qui évalue à 18 % la part du revenu brut du secteur provenant de ces soutiens.

Dix-huit pour cent des revenus bruts de l'agriculture provenaient en 2014 des soutiens publics dans 49 pays, membres de l'OCDE et principales économies émergentes (Brésil, Chine, Indonésie, Russie, Afrique du Sud) couverts par la dernière évaluation annuelle des politiques agricoles par l'organisation internationale, dont les principales conclusions ont été publiées le 6 juillet. Le rapport, qui ne sera disponible que début septembre, souligne que, en moyenne, les soutiens dans ces deux catégories de pays « convergent » : dans les pays de l'OCDE, ils ont décliné, alors qu'ils étaient « historiquement très élevés », tandis que, dans les pays émergents, ils se situent maintenant à des « niveaux significatifs », à tel point que, dans certains cas, ils ont « commencé à atteindre la moyenne de l'OCDE ».

450 milliards €

Les pays couverts par le rapport ont « transféré une moyenne annuelle de 450 milliards € aux agriculteurs sur la période 2012-2014, selon l'Estimation de soutien au producteur (ESP) de l'OCDE, et ils ont dépensé 103 Mrd € en services généraux pour soutenir le fonctionnement du secteur ».

Dans l'OCDE, précise l'organisation internationale, « des progrès graduels ont été réalisés pour passer d'instruments de gestion – tels que le soutien des prix et les subventions aux intrants – à des politiques qui n'influencent pas directement les décisions de production ».

Dans le même temps, ajoute-t-elle, « certaines économies émergentes vont dans la direction opposée, amplifiant l'utilisation des politiques de soutien liées aux prix et à la production ».

Le rapport précise que, dans les 49 pays analysés, « 67 % du soutien aux agriculteurs est directement lié aux prix, à la production ou à l'utilisation d'intrants, sans contraintes ».