La Nouvelle Zélande vient de connaître un feuilleton à rebondissement qui en dit long sur les appétits que suscitent les terres agricoles et les industries qui y sont liées. Après des mois d’atermoiement, de procédures en justice, de manifestations, un groupe chinois a mis la main sur 8 000 hectares de 16 fermes laitières. Loin d’être anecdotique, cette opération ne fait que traduire la fièvre qui accompagne ce phénomène connu comme « lang grabbing » ou accaparement des terres. Celle-ci gagne également les industries liées à l’alimentation. Les fonds prêts à y investir naissent chaque jour et vont tenter de tailler des croupières aux fonds historiques que sont les PAI, Lion Capital, Permira, Clinvest et autres, dont les noms apparaissent chaque fois qu’une opération de cession ou de reprise d’activité est annoncée ou pressentie. La semaine dernière, pour ne prendre que cet exemple, un fonds allemand appelé Aquila a vu le jour. Il se fixe pour objectif d’investir pour 5 milliards de dollars, dans des pays aussi diversifiés que l’Australie, le Brésil ou la Roumanie. Il a débauché pas moins de sept dirigeants de haut vol, venant de grands groupes agroindustriels d’amont ou d’aval. La filière alimentaire rassure, en ces temps de crise, car son potentiel de croissance est incontestable et inéluctable. Ces fonds peuvent apparaître comme de redoutables prédateurs à la recherche de profit à court terme, mais ils peuvent être également d’appréciables soutiens pour épauler des industriels, privés ou coopératifs, dans leurs tentatives d’externalisations.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

manifestations
Suivi
Suivre