Les producteurs ivoiriens de coton ont demandé le 11 mai à l’Etat de racheter les 9,4 milliards (14,3 millions d’euros) de dette dus par un industriel de la filière pour permettre la relance de leur filière en crise, lors d’une conférence de presse à Abidjan. Oumar Coulibaly, responsable d’un collectif de producteurs réclame « le rachat » de cette dette par l’Etat pour « garantir » la relance de la filière et « motiver les producteurs ». Le 18 janvier, des employés et producteurs de coton du nord-est ivoirien ont accusé le propriétaire de la LCCI, l’homme d’affaire malien Sidi Kagnassi, d’avoir provoqué la faillite de la société et accumulé 80 milliards de FCFA (123 millions d’euros) de dette. La LCCI, qui fournissait 43% de la production de coton ivoirienne, est apparue après la privatisation en 1998 de la filière coton, auparavant gérée par la seule Compagnie ivoirienne de développement textile (CIDT, publique). « L’Etat a une responsabilité morale dans la faillite parce qu’il a autorisé cette privatisation, imposée par la Banque mondiale sans cadre de suivi », a estimé Oumar Coulibaly, en indiquant avoir porté plainte contre la LCCI.