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Cycle de Doha : éviter la casse

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Le cycle de Doha – ou « Programme de Doha pour le développement » – peut-il survivre à l’issue de la dixième Conférence ministérielle de l’OMC à Nairobi ? Le doute est permis, au vu des difficultés rencontrées notamment pour trouver un compromis, même très partiel, sur le volet agricole de ces négociations lancées en novembre 2001. 

« Ce n'est pas de 36 heures de négociations dont on a besoin mais de 36 jours ! », ironisait un diplomate à la veille de la présentation, le 17 décembre, d’un projet de texte sur le volet agricole de l’accord, même a minima, que tentaient de trouver les membres de l’OMC réunis pour leur dixième Conférence ministérielle à Nairobi (Kenya). 

Ce document proposait des échéances pour la suppression des subventions à l’exportation, mais se révélait très timide sur le démantèlement des mesures d’effet équivalent : crédits à l’exportation, activités des entreprises commerciales publiques et aide alimentaire internationale (1). 

Aucune avancée n’était par ailleurs enregistrée sur deux autres dossiers agricoles supposés progresser parallèlement à celui des soutiens à l’exportation et intéressant les pays en développement, à savoir le mécanisme de sauvegarde spéciale en cas de hausse soudaine des importations et une solution permanente pour les programmes de stockage public à des fins de sécurité alimentaire. 

(1) Voir n° 3524 du 14/12/15

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Les États-Unis veulent passer à autre chose

Dans un tribune publiée à la veille de l’ouverture de la Conférence ministérielle de l’OMC à Nairobi, le 15 décembre, le représentant américain au commerce, Michael Froman a appelé à mettre un terme au cycle de Doha. Quatorze ans après son lancement, celui ci « n’a rien apporté », estime-t-il. 

« Nous avons besoin d’écrire un nouveau chapitre de l’OMC qui reflète les réalités économiques d’aujourd’hui », ajoute le représentant américain, affirmant qu’ « il est temps pour le monde de se libérer des structures de Doha ».