Le britannique Deliveroo, spécialiste de la livraison de repas a annoncé pour 2017 une perte avant impôts de 184,7 M£ (207,8 M€) tout en affichant un doublement de son chiffre d’affaires qui s’établit à 277 M£ (312 M€). Ses pertes, elles, se sont aggravées de plus de 55 M£ par rapport à l’exercice 2016. L’entreprise lancée en 2013 collabore désormais avec 50 000 restaurants et 50 000 livreurs dans le monde. Elle poursuit son expansion à grande vitesse. Dans les prochaines semaines, elle débute son activité à Taïwan, son 13e pays.
Son cofondateur et PDG Will Chu veut continuer à investir pour devenir "l'entreprise culinaire de référence dans le monde". Les dépenses opérationnelles ont ainsi augmenté de 73%.
En France, ses ventes ont été multipliées par 2,5 et atteignent 58 M€, avec un bénéfice après impôt de 1,5 M€. C’est son deuxième marché après le Royaume-Uni. La start-up commence à y décliner depuis cet été son concept "Editions" avec lequel il est devenu aussi producteur de plats préparés. Il permet à des restaurateurs de se lancer dans des cuisines partagées, équipées et louées par Deliveroo, dans des quartiers où l'offre de restaurants ne peut répondre à la demande.
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La société est désormais valorisée à plus de 2 Mrd$ (1,73 Mrd€) après une levée de fonds fin 2017. Il lui reste encore toutefois du chemin pour rejoindre Just Eat né en 2000, coté à la Bourse de Londres depuis fin 2017 et valorisé environ 4,6 Mrd£ (5,06 Mrd€)
Malgré les pertes, son dynamisme aiguise l’appétit d’Uber. Selon l’agence Bloomberg, le géant américain des véhicules de transport avec chauffeur serait en discussion pour acquérir Deliveroo et le rapprocher de son service Uber Eats lancé en 2014, et pour lequel il affiche aussi des ambitions mondiales.