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Foie gras-Charcuterie-Traiteur/Stratégie Delpeyrat veut poursuivre sa croissance à un rythme soutenu

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Delpeyrat (groupe Maïsadour), l’acteur qui monte sur le marché du foie gras, entend bien continuer à progresser. Outre les innovations en foie gras pour la fin d’année, l’entreprise a lancé des jambons serrano et italiens. Après l’échec de la reprise de Marie, elle étudie toutes les possibilités pour développer son activité plats cuisinés.

LME oblige, Delpeyrat devrait annoncer un chiffre d’affaires stable, à environ 400 millions d’euros pour l’exercice 2009/2010. « Mais sans l’effet LME, il aurait progressé de 5 % », estime Benoît Berger, responsable marketing. Le foie gras pèse plus de la moitié de l’activité (220 millions d’euros). Viennent ensuite le jambon, délesté de Montagne noire (repris par Monique Piffaut) à 120 millions d’euros et les plats cuisinés, à 60 millions d’euros.
Delpeyrat, qui est devenu le deuxième acteur sur le marché devant Montfort l’an passé, avec 10,3 % de part de marché en valeur sur l’année 2009, entend bien continuer à progresser.

Des produits pratiques pour la fin d’année
Au menu des innovations 2009, la praticité représente un axe majeur avec un bocal à système d’ouverture et de démoulage facile, un coffret comportant foie gras et trois confitures pour accompagner ou encore l’élargissement de la gamme facile à trancher. Enfin, sur le segment du foie gras cru, la marque lance un foie de 320 g déveiné et assaisonné avec un indicateur de cuisson.
Côté gustatif, deux recettes créées pour la Saint-Martin (IGP Landes avec une recette poivrée et IGP Gascogne avec une recette à l’Armagnac), un foie gras de canard entier mi-cuit label rouge. « C’est un produit qui a un bon potentiel car le label est connu. Nous espérons en vendre 15 t la première année », explique Benoît Berger. La gamme Saveurs proposera des recettes plus sophistiquées pour capter les moins de 50 ans. Enfin, une terrine d’escalopes poêlées voit le jour.
Autre axe de développement majeur, le foie gras cuit, notamment au torchon, pour lequel Delpeyrat annonce avoir développé une nouvelle technologie.

Développer le jambon et les plats cuisinés
Thierry Blandinières n’a jamais caché ses ambitions pour le pôle agroalimentaire de Maïsadour, qu’il voudrait voir un jour passer le cap du milliard d’euros. Pour développer l’activité plats cuisinés, il estime avoir besoin d’une marque nationale. Le rachat de Marie a échoué et aucune autre opportunité ne semble devoir se dessiner rapidement. Ce à quoi il répond en évoquant un système de licence pour une marque nationale qui ne serait pas présente sur le créneau.
Quant au jambon, la gamme se structure. Si Delpeyrat reste dédiée aux produits du Sud-Ouest, la marque Chevallier, reprise il y a deux ans en même temps que l’activité et depuis mise en sommeil, a été relancée pour commercialiser du serrano et du jambon italien.

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