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Ministère de l’alimentation Des actions concrètes pour rétablir l’industrie alimentaire française au 1er rang

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« Nous avons de l’or dans les mains, je ne permettrai qu’on le laisse se transformer en plomb ». Le propos est de Bruno Le Maire qui, dans ses différentes interventions au Sial, vient de lancer quelques pistes pour que l’industrie alimentaire française retrouve son rang de premier exportateur mondial.

L’industrie agroalimentaire française doit retrouver sa place de leader mondial en termes d’exportation, avait déjà declaré le ministre de l’Alimentation Bruno Le Maire lors de l’inauguration du salon. En ouvrant les Entretiens économiques de l’Ania le 20 octobre, il a enfoncé le clou : « L’industrie alimentaire doit gagner la bataille de la compétition mondiale », bataille qu’elle s’était mise à perdre ces dernières années. Il a appelé la filière à élaborer « un label France reconnaissable au premier coup d’œil » par les consommateurs du monde entier, à l’instar des Italiens qui n’ont qu’une marque et qu’un logo tout en conservant la diversité de leurs produits.

Ne plus rétrograder
« L’industrie agroalimentaire française a longtemps été entre la première et la deuxième place, puis elle est descendue à la troisième. Aujourd’hui elle est au 4e rang mondial », a expliqué le ministre qui vient de recevoir le rapport demandé au délégué interministériel aux industries agroalimentaires et à l’agro-industrie, Philippe Rouault. Celui-ci doit le publier prochainement et son analyse comparée des facteurs de compétitivité entre la France et les autres États membres de l’Union européenne justifiera la mise en place d’actions nouvelles en faveur des entreprises et des filières françaises. Philippe Rouault va d’ailleurs être chargé d’une étude complémentaire visant à comparer les procédures et règles administratives françaises dans les démarches à l’exportation, a annoncé Bruno Le Maire qui a dit aussi se battre pour obtenir une réduction de nos coûts de production (prix horaire des saisonniers, dossier transport avec la question en suspens de l’autorisation des camions de 44 tonnes,…).
Autre annonce, le lancement en test dans cinq régions pilote d’un programme d’accompagnement stratégique des PME en partenariat avec l’Ania. Bruno Le Maire a également rappelé que les IAA ont toute leur place dans les plans de développement des filières dotés de 300 M EUR sur trois ans en faveur de la structuration de l’amont.

Comité stratégique et Observatoire
Le ministre a regretté que le tissu industriel agroalimentaire français soit « trop fragile » avec 10 500 entreprises, dont 8 sur 10 n’ont jamais exporté, et que « la France manque de leaders de taille mondiale ». Parmi les 50 plus grosses entreprises dans ce secteur, seulement trois sont françaises », a-t-il dit pour justifier le lancement prochain, avec le ministre de l’Industrie Christian Estrosi, du Comité stratégique pour les industries agroalimentaires chargé notamment d’étudier la création du label France, derrière lequel toutes les entreprises pourraient s’abriter pour exporter.
Devant l’Ania, Bruno Le Maire a demandé aussi que, sur le terrain de l’innovation, des propositions lui soient faites pour que des IAA profitent des possibilités de financement offertes par le Grand Emprunt.
Par ailleurs, le Sial a été l’occasion pour le ministère de lancer le site Internet de l’Observatoire économique des industries agroalimentaires et de l’agro-industrie (1) qui doit proposer aux entreprises, à leurs partenaires professionnels et sociaux, ainsi qu’aux pouvoirs publics, une vision des problématiques du secteur. Le site fournira notamment des statistiques selon un périmètre et une méthodologie partagés par l’ensemble des acteurs.

(1) http://observatoire-iaa.alimentation.gouv.fr

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